Vers une uniformisation du mode de sélection par P1 ?
Depuis longtemps, la FFMKR milite activement pour une uniformisation de la formation initiale des masseurs-kinésithérapeutes qui, rappelons-le s’effectue en instituts de formation des masseurs-kinésithérapeutes (IFMK). Mais, force est de constater que la sélection n’est pas équitable.
En effet, soit la sélection se fait par concours en école privée, soit la sélection se fait par tronc commun avec la première année du premier cycle des études de médecine (PCEM1) en faculté de médecine mais ce régime reste dérogatoire … depuis 1989.
Consciente de l’iniquité du système actuel et de son essoufflement, la FFMKR prône depuis de longues années, la généralisation de la première année commune avec PCEM1 :
- Généralisation qui permettra de supprimer l’année blanche de préparation au concours.
- Généralisation qui permettra l’intégration au L1 santé qui facilitera la démarche LMD
conformément au processus de Bologne.
- Généralisation qui permettra de développer une « culture santé » dès la formation initiale.
- Généralisation qui permettra de favoriser l’interaction des missions professionnelles.
- Généralisation qui permettra d’assurer une égalité des chances (une année en PCEM 1
coûte environ 1600 €, contre plus de 5000 € pour une année de préparation en école privée).
Les travaux de réingénierie du diplôme d’Etat auxquels participent activement la FFMKR sont en cours.
Concomitamment à ces travaux, mesdames Roselyne BACHELOT, ministre de la santé et des sports et, Valérie PECRESSE, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, viennent de saisir conjointement l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) afin d’évaluer le dispositif de la formation des masseurs-kinésithérapeutes et de trouver une solution pérenne et homogène.
Enfin, conformément aux engagements parlementaires lors des auditions de la FFMKR il y a quelques mois, la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale vient d’installer une mission d'information sur la formation des auxiliaires médicaux présidée par madame Catherine LEMORTON (député PS de Haute-Garonne) et dont le rapporteur est monsieur Jacques Domergue (député UMP de l’Hérault). L’objectif de cette mission est d’avancer sur le sujet de la formation en proposant des solutions pour les professions paramédicales notamment les masseurs-kinésithérapeutes.
Après avoir attiré très régulièrement l’attention des ministres concernés et des parlementaires, la FFMKR est heureuse de constater que la position pour laquelle elle milite activement depuis de longues années soit parfaitement prise en compte par les décideurs politiques.
Aujourd’hui, il faut agir et construire pour tous les kinés, cela commence par une formation initiale juste, pérenne et homogène.
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Je me permet de donner un avis divergent de celui de la FFMKR :
Il est vrai que le programme de l'année préparatoire n'est pas adapté. Sous prétexte que l'on ne veut pas reconnaître celle ci post-bac et ainsi revaloriser les rémunérations, le programme est calqué sur celui de 1ere et terminale S. Outre la redondance et le manque d'intérêt que cela présente, l'épreuve est transformée en un exercice de rapidité et ne se fonde absolument pas sur les qualités, les connaissances et les motivations qui devraient être requises pour entrer en école (connaissance de l'anatomie, physiologie, système de santé...).
Le programme de PCEM1 parce qu'il prépare à d'autres professions dont la kiné n'est pas au premier rang n'est ni adapté, ni ajustable. De plus, bien qu'il demande beaucoup de travail et d'abnégation, il ne repose pas sur les motivations à devenir kiné, au contraire, il est plutôt pourvoyeur du syndrome de "médecins frustrées". (Dans certaines promos de 1ère année, on se demande si on ne devrait pas ouvrir des cellules de soutien psychologique).
Sans parler des inégalités de chance des candidats face à un concours qui n'est pas national.
Enfin, si l'on parle de réformer les études de kiné, et d'ailleurs les études en général, profitons en, soyons moderne.
L'enseignement souffre trop de vieux dogmes (combien de fois ai-je entendu qu'il fallait apprendre l'anatomie en 2D, dans les livres comme nos ancêtres. Ils ont fait leurs preuves les ancêtres alors pourquoi vouloir changer ? ... )
Nous sommes à l'heure de l'illimité. La modernité, c'est d'offrir aux utilisateurs des labels et des voies raccourcies aux infos. Le rôle de l'éducation dans les études secondaires n'est pas de jouer les répétiteurs mais d'autonomiser les étudiants en les guidant et en leur livrant un contenu fiable et accessible en permanence. Les heures de cours doivent ouvrir des axes, pointer les difficultés et donner des objectifs clairs. Passer des heures à énoncer des vérités simples intelligibles par tous, en toutes circonstances est une perte de temps, d'argent et sans doute de résultat.
Vous dénoncer les inégalités économiques des deux systèmes de sélection. Pourquoi ne pas en proposer un autre ?
Le grand emprunt propose 11 milliards pour l'enseignement supérieur et la formation et 4,5 milliards pr le passage à l'économie numérique.
Si une réforme se fait, ce qui n'arrivera pas tout les 4 matins, une "généralisation" par la moins mauvaise solution existante selon vous manque cruellement d'ambition et d'imagination. La modernisation de l'éducation se fera avec ou sans nous. Pourquoi attendre ?
YU
Encore 10 ans d'effort! courage...
MS
J' ai bien frotté mes yeux ...
J' ai lu et relu le message des dernières actualités de la FFMKR sur Internet, dont le titre à lui seul est capable de nous provoquer un ictus ...
- voici quand même plus de vingt ans que nous attendons ...
- voici plus de vingt ans que les étudiants sont sélectionnés à l' entrée dans la plus parfaite iniquité ..
- voici plus de vingt ans que les '' boîtes à prépa . '' font leurs choux gras de cette situation d' injustice ...
- voici plus de vingt ans que nos études et maintenant notre D.E. sont bricolées au gré des vents et surtout des ministères .
Combien de ministres ont fait des promesses ?
Combien de commissions se sont saisies du problème ?...
Il y a de quoi être inquiets et pour le moins dubitatifs lorsqu' on apprend que deux ministres et deux
Inspections générales ( santé et enseignement supérieur ) ainsi qu' une mission d 'information
parlementaire se sont saisis du dossier !!
Quel coup tordu va-t-on encore nous sortir ??
Allez !! je ne suis sans doute qu' une bien mauvaise langue ! ..Roselyne nous aime ... c' est elle qui
l' a dit ! ... elle saura bien nous le prouver ... il suffit de savoir attendre ...
JL