La loi HPST arrive au Sénat : La FFMKR mobilisée
Après le vote du projet de loi portant réforme de l'hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires dit projet de loi HPST à l’Assemblée nationale le 18 mars 2009, le Sénat va devoir se prononcer sur un projet de loi qui signe une étatisation des soins de ville à travers une volonté délibérée d'affaiblissements des conventions nationales signées avec l’Assurance maladie. La Haute assemblée va devoir examiner un texte construit sans réelle concertation avec les libéraux et qui suscite le mécontentement d’un grand nombre de représentations syndicales des professions de santé.
Alain BERGEAU, président de la FFMKR a été auditionné par Alain MILON, rapporteur du texte à la Haute assemblée, le 3 mars dernier. La FFMKR a fait part de plusieurs propositions au rapporteur qui a reconnu que plusieurs initiatives portées par la FFMKR étaient très intéressantes et se devaient d’aboutir.
La FFMKR a proposé :
- une meilleure organisation de l’offre de soins de premier recours où les MK sont des acteurs de premier recours notamment dans le domaine de la prévention,
- une coopération accrue entre professionnels de santé source d’optimisation de notre système de santé tant sur le plan économique que sur la qualité des soins,
- un développement professionnel continu des professionnels de santé plus équitable sans léser les professions paramédicales attachées à ce que la formation continue conventionnelle reste un avantage conventionnel,
- un mode de recrutement des masseurs-kinésithérapeutes amélioré,
- une adaptabilité des référentiels de bonnes pratiques,
- une éducation thérapeutique du patient plus ciblée,
- un encadrement plus strict de la contractualisation avec les offreurs de services en santé et notamment la suppression de la possibilité de contractualiser au niveau régional sans fil conducteur national.
Par ailleurs, la FFMK a vivement demandé au rapporteur de supprimer la disposition introduite par monsieur BUR à l’Assemblée nationale et visant à supprimer les Conseils départementaux de l’ordre dont ceux des masseurs-kinésithérapeutes (CDOMK).
L’Assemblée nationale a estimé que « les CDOMK ne sont pas toujours nécessaires et engendrent des frais de gestion excessifs ».
La FFMKR très attachée au principe de séparation des missions ordre / syndicat, s’étonne cependant d’une telle initiative.
La FFMKR elle-même organisée en syndicats départementaux connaît parfaitement l’utilité d’une présence aussi proche du terrain : proximité, rapidité d’intervention et connaissance approfondie des problèmes locaux.
Le niveau départemental du Conseil de l’ordre est lui aussi, le niveau le plus proche des masseurs-kinésithérapeutes sur le terrain.
Enfin, la mission de service public rendu par les CDOMK est en parfaite adéquation avec le maillage de terrain souhaité par le Gouvernement. Vouloir supprimer l’échelon départemental apparait inadapté.
La FFMKR exige le retrait d’une telle disposition qui irait à l’encontre de la politique gouvernementale et, qui mettrait en difficulté le fonctionnement même du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeute, ordre voulu par les masseurs-kinésithérapeutes eux-mêmes.
Pour consulter les propositions de la FFMKR, cliquez ici.
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