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C’est l’histoire d’une dame qui voulait nous faire plaisir…
J’espère que vos vacances furent reposantes… Très reposantes car on attaque très fort dès cette rentrée.
Enfin, nous savons à quelle sauce nous allons être mangés… Et croyez-moi, elle est très piquante… A la limite de l’indigestion.
Je vous parlais, il y a peu, de l’accouchement douloureux de la future loi « patients, santé, territoires ». Avant même sa naissance, elle aura beaucoup vécu :
Exit son nom. Il faut désormais appeler cette petite dame « loi portant reforme de l’hôpital et des dispositions relatives aux patients, à la santé et aux territoires » (HPST pour les intimes).
Et cette dame, a subi un régime draconien. On parla, dans les hautes sphères d’un texte de près de 300 articles… qui a aussitôt fondu à 150. Mais Matignon a tapé du point sur la table : Il est trop long ton texte Roselyne dit François, tu dois te limiter aux conclusions des Etats généraux de l'organisation de la santé et sur les propositions des missions Flajolet sur la prévention, Ritter et Bur sur les agences régionales de santé et Larcher sur l'hôpital.
Exécution immédiate de l’avenue Duquesne, nouvelle cure d’amaigrissement : le texte ne comptait plus que 41 articles début septembre pour finir à 31…
Avec tous ces régimes, il n’allait plus rien rester. Que nenni, les 4 titres promis sont bels et bien là : Modernisation des établissements de santé, accès de tous à des soins de qualité, prévention et santé publique et, organisation territoriale du système de santé. Quel beau programme mais simplement dans les titres … étant donné que le contenu n’y est pas : Où sont les mesures novatrices dans le domaine de l’évolution de la profession de kinés ? Où sont les mesures novatrices dans le domaine de la coopération interprofessionnelle ? Où sont les mesures novatrices dans le domaine de la coordination ville hôpital ? Où sont les mesures novatrices dans le domaine de notre formation initiale ? Où sont les mesures novatrices dans le domaine de la prévention ?
Où sont nos propositions soulevées lors des EGOS ? Auraient-elles fait pschiiit ? Cette dame a fait un régime pour nous séduire ! Raté, le compte n’y est pas.
Mais rassurez-vous, les discussions s’engagent : La profession doit être modernisée. Chiche ! Qu’y a-t-il alors d’anormal à demander la modernisation de notre formation initiale afin de l’adapter aux nouvelles missions du masseur kinésithérapeute de demain ?
Pourtant, rien n’est fini :
Cette dame va accoucher très prochainement d’un petit garçon et, on connait déjà son nom : projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS).
Rassurez-vous, vous n’avez encore rien vu : il est pire que sa mère et, il nous promet déjà un grand bond … en arrière :
« Le directeur de l’assurance maladie sera habilité à modifier les tarifs des actes et prestations des professionnels de santé, de façon unilatérale, même s'ils relèvent d'un accord conventionnel avec les syndicats ».
Jamais, oh combien jamais nous ne laisserons passer cela. On nous ressasse sans cesse de l’utilité de la vie conventionnelle… A quoi servira-t-elle désormais ? Ai-je rêvé où ai-je bien reçu un courrier m’indiquant que l’UNCAM souhaiterait un état des lieux de la vie conventionnelle et organiserait une Commission socio professionnelle nationale (CSPN) début octobre ? Serait-ce un leurre ?
En tous les cas, les kinés ne se laisseront pas faire et, s’il faut engager le bras de fer plus avant, c’est sans souci… Enfin pas trop fort quand même … Edvige veille…
"Réflexion commune"
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