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TRAVAIL ET HANDICAP
Le rapport POLETTI met en avant le manque certain d’enseignement du Handicap dans les Sciences Médicales. Voici quelques informations pouvant servir à vos patients.
La loi fixe à tout établissement d’au moins 20 salariés une obligation d’emploi de personnes handicapées (6% de l’effectif total).
Qui peut bénéficier de cette Loi ?
* Les travailleurs reconnus handicapés par les CDAPH (anciennement COTOREP) commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées.
* Les victimes d’accident du travail ou de maladies professionnelles ayant une IPP (incapacité partielle ou permanente) de au moins 10%.
* Les titulaires d’une pension d’invalidité à condition que cette invalidité réduise des 2/3 leur incapacité de travail ou de gain.
* Les mutilés de guerre ou de pension militaire d’invalidité ou assimilés.
* Les titulaires de la carte d’invalidité ou de l’allocation adulte handicapé (depuis 2006).
En gros, les Entreprises peuvent :
• embaucher un travailleur handicapé • conclure des contrats de sous traitance avec des ESAT ou des EA (ESAT = anciennement CAT, Etablissement et service d’aide par le travail, EA = entreprise adaptée anciennement AP ou atelier protégé) • ne rien faire et payer une cotisation proportionnelle au manquement à l’AGEFIPH (Association Nationale de Gestion du Fond pour L’Insertion Professionnelle des Handicapés) ; actuellement cela représente un fond de 604 millions d’euros (+42,2%) en 2006 • ou un accord de branche (ils s’occupent eux mêmes de leurs handicapés).
Quelques chiffres
* Le taux réel d’emploi de travailleur handicapé est de 2,7% (2005).
* 111 317 travaillent en ESAT (2007)
* 26 121 travaillent en EA (2007)
En 2006, il y avait 238 249 personnes reconnues T.H. (RQTH).
Quelques pistes.
- Le CIE (contrat initiative emploi) secteur marchand en 2007, 20% pour les T.H.
- Le CAE (contrat d’accompagnement dans l’emploi) secteur non marchand en 2007, 9% pour les T.H.
- Le CAV (contrat d’avenir) pour les RMI, ASS, API et AAH en 2007, 9% pour les T.H.
Il est donc important dans leur rééducation d’accompagner vos patients relevant de cette situation par vos conseils.
Francis HEBTING, Secrétaire Général Prévention
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