|
ALLEZ, BOUGEZ AVEC LA FEDE ...
Il y a quelques années, suite au problème des quotas, j'ai décidé de me rendre à une réunion de la fédé, bien décidé à en découdre avec ceux qui à mes yeux avaient osé voter la nouvelle convention! J'étais alors armé de mon envie d'en découdre et muni d'un grand sens de l'indépendance, très libérale.
J'y ai découvert des hommes et des femmes, passionnés qui sacrifiaient de nombreuses soirées à essayer de défendre notre profession. Ils se reconnaîtront sans que j'aie à les nommer tous.
Je me suis vite rendu compte qu'il n'était pas si facile de changer des choses et que de nombreux pièges dressés par les institutions se cachaient derrière toutes les décisions.
Ces confrères qui eux aussi avaient un travail comme le mien, avec de nombreuses heures auprès de leurs patients, étaient présents à chaque réunion avec comme seul émolument, un sandwich au saucisson et une bière, bien loin de ce que je croyais être des petits fours et du champagne.
J'ai alors compris qu'à cause de notre indifférence, ou de notre passivité, nous nous dédouanions, sur ces hommes, de tous les maux liés à l'assurance maladie.
Mon constat est le suivant: combien d'entre-nous se sont déjà rendus à une réunion de la fédération, malgré les invitations? Combien sont venus exposer leur point de vue ou leurs griefs, alors qu'ils en ont eu tout loisir? Très peu, trop peu !
Notre avenir professionnel est entre nos mains et il sera ce que nous déciderons d'en faire, à nous de bouger et de nous réunir pour mieux nous unir.
J'ai décidé de prendre la plume, car aujourd'hui un de ces hommes Etienne FILIPPI, va prendre sa retraite, il fait partie de ceux qui m'ont inculqué l'envie de rejoindre la fédé et la passion du militantisme; avec son caractère bien trempé, il a su défendre nombre d'entre nous dans l'ombre, sans pour autant que nous connaissions son rôle. Je n'ose pas comptabiliser le nombre d'heures qu'il a dû passer sur nos dossiers ou le temps passé à des mises sous enveloppes interminables.
Derrière son abord un peu rude se cache un homme honnête et droit, aussi sévère avec lui-même que dans son travail.
J'ai envie de lui dire que toutes ces années n'ont pas été inutiles. Au contraire il va y avoir ce nouvel élan qu'il a su inspirer en créant de nouvelles vocations encore pour certaines en devenir.
Devant la période difficile qui nous attend et les sombres réformes en préparation, il va falloir oublier nos ardeurs indépendantes et nous mobiliser afin de nous regrouper et former un front uni devant les institutions.
Alors rejoignez nous et venez défendre votre position à la prochaine réunion de la fédération, ce sera sans doute la plus belle reconnaissance que vous pourrez lui faire.
Monsieur FILIPPI j’ai envie de vous dire dans cette belle langue corse que tu Li bolle u sangue et de te souhaiter une bona ritiratu.
Philippe FOURNET, Administrateur du syndicat 94
|