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La réforme de notre formation initiale : le dossier de toute la profession.
La réforme de notre formation initiale et son intégration dans le système LMD est et sera dans les prochaines semaines LE dossier essentiel de notre profession.
Cette réforme s’inscrit dans le cadre d’une réforme globale de la formation initiale de toutes les professions de santé, mais aussi, dans une réforme de notre système de santé où, la redéfinition de nos misions actuelles et futures, la coopération inter professionnelle et, la définition du transfert des tâches sont à l’ordre du jour.
Réformer notre formation et réussir son intégration dans le LMD, c’est tenir compte de l’évolution du parcours professionnel des futurs praticiens, tant en fonction des évolutions de leurs attentes sociétales, que de répondre à la nécessaire évaluation de nos pratiques actuelles et futures.
Réformer notre formation et réussir son intégration dans le LMD, c’est tenir compte de la nécessité de formation de cadres enseignants masseurs-kinésithérapeutes qui transmettent le savoir. Savoir qui doit-être enrichi par le développement d’une recherche adaptée à notre profession.
Réformer notre formation et réussir son intégration dans le LMD, c’est aussi tenir compte des contraintes économiques qui s’inscrivent dans le cadre du budget de l’Etat particulièrement difficile.
Alors, réformer notre formation et réussir son intégration dans le LMD, c’est intégrer tous ces éléments dans notre projet de réforme.
Toutefois, un danger d’importance nous guette dans la mesure où, les dispositions qui découleront de cette réforme pourraient-être, selon le processus et le contenu de la formation retenus, un cataclysme pour notre profession.
Pour l’éviter, il nous faut conserver et enrichir notre cœur de métier de profession de santé. Pour l’éviter, il ne faut diluer, ni nos compétences, ni notre formation en particulier au moment où l’on parle de créer de nouvelles professions.
Les EGOS ont démontré la véritable volonté des professions de santé de travailler ensemble. Nul ne nie que le masseur-kinésithérapeute, professionnel de santé, a une image plus que positive auprès du grand public. N’allons pas la galvauder en voulant devenir universitaire à n’importe quel prix. L’universitarisation doit-être la conséquence logique de la réforme de notre formation initiale de son intégration dans le système LMD. L’universitarisation doit-être au service de notre profession, de toute notre profession. L’universitarisation doit permettre la promotion de notre profession, car nous ne construirons pas la masso-kinésithérapie de demain sans une recherche de qualité d’une part et, un enseignement modernisé d’autre part.
Mettre en place une réforme ambitieuse et prospective. Etre prospectif, c’est aussi répondre aujourd’hui aux futures missions du masseur-kinésithérapeute de demain en intégrant dans sa formation, de nouvelles missions : la prévention, la coordination, l’inter professionnalisation, le transfert de tâches et la santé publique. Etre ambitieux c’est aussi savoir bousculer certaines habitudes voire même déplaire. L’intérêt général doit l’emporter sur les intérêts particuliers. Cette réforme doit-être au service de la formation des étudiants qui sont les futurs professionnels de demain et qui auront à répondre aux nouveaux défis de l’évolution de notre système de santé. Cette réforme est LA réforme de la profession, de toute la profession, syndicats et ordre doivent, dans le respect des missions fixées par la loi, y travailler en parfaite complémentarité pour présenter, le moment venu, un front uni face aux pouvoirs publics.
Alain BERGEAU, Président de la FFMKR
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