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HOMMAGE À HENRI PELLOUX
Il est des événements qui nécessitent que le Président d’Honneur prenne la parole. C’est le cas aujourd’hui.
Henri PELLOUX nous a quittés le 15 septembre 2009. Ses obsèques ont été célébrées dans la plus stricte intimité le 22 septembre.
Nous avons tous appris cette nouvelle, brièvement en lisant l’un des derniers numéros de Kiné Actualité.
J’ai pensé que l’un des piliers de notre Fédération, fondateur en 1963, méritait un hommage officiel de cette Fédération qu’il a tant servi, et qu’il n’y avait pas de meilleur moment pour le faire que notre Congrès même si parmi les présents beaucoup ne l’ont pas connu.
Henri PELLOUX est né le 21 septembre 1928 à Maisons-Alfort. Diplômé en masso-kinésithérapie, il s’est installé à Combs-la-ville dans les années 50.
Très vite intégré dans le social, il est l’un des fondateurs de la Maison des Jeunes et de la Culture de Combs-la-ville. Il a rapidement intégré les rangs des syndicalistes.
Trésorier fédéral lors de notre création en 1963, il a occupé différents postes au sein de notre organisation, notamment celui de secrétaire chargé des relations avec la sécurité sociale.
Il a reçu en 1985, lors du Congrès de Grenoble, en même temps que François CHAMBON, l’insigne de Chevalier dans l’ordre national du mérite. Il a été l’un des premiers à recevoir cet honneur. C’est Edmond HERVE alors Ministre qui le lui avait remis. Je me rappelle de l’admiration et de la fierté de son épouse, quand, après le congrès, Jean BOUDOT et moi-même avons reconduit Henri au Pré Rond à La Faurie, dans le département des Hautes-Alpes, où il possédait une maison.
Il a été chargé de la trésorerie fédérale et a quitté ce poste en 1991, de son plein gré, au congrès de la Guadeloupe. Il y a été remplacé par Gérard COLNAT.
Marié à Josette, il a eu quatre enfants : Nicole, Michel, Roger qui a suivi les traces de son père et qui exerce notre profession et Patrick bien connu pour sa défense des urgentistes et de l’hôpital public. Il a neuf petits enfants, trois arrière-petits-enfants.
En dehors de la défense de nos intérêts professionnels, Ordre, indépendance entre autres, Henri et moi nous avions deux passions communes, la marche et les excursions en montagne. Redoutable marcheur, j’ai bien souvent tiré la langue à le suivre sur les sentiers escarpés de la montagne dans la vallée du Champsaur, dans les Hautes-Alpes. La vie nous a séparés, mais je sais que comme moi, il avait gardé notre amitié intacte. Henri PELLOUX était un passionné, pudique et discret sur les honneurs qu’il avait reçu, et fidèle dans ses amitiés.
Je ne pense pas trahir l’intimité familiale, en citant pour terminer, quelques passages du discours que fit Patrick aux obsèques de son papa :
« Mon père rappelait souvent qu’il fallait se battre pour garder ses acquis après les avoir gagnés. S’il n’était pas d’une érudition à toute épreuve, il était d’une culture ouverte, généreuse où les mots apprendre et connaître sont déjà une victoire sur soi et un devoir pour les autres. Il aimait citer Voltaire pour la tolérance, mais savait en découdre dans un débat jusqu’à dire une de ses célèbres phrases comme « les bras m’en tombent ». Soyez certains que mon papa fut un homme exemplaire aux idées humaines et tolérantes ».
La Fédération et moi-même présentons à Josette, son épouse, Nicole, Patrick, Roger et Michel ses enfants, à ses petits enfants et arrière-petits-enfants nos très sincères condoléances. Certes, il nous faut gémir mais surtout espérer que les combats d’Henri n’ont pas été vains.
Je vous remercie.
Jacques VLEMINCKX - Président d'honneur
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