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L’INSTALLATION LIBÉRALE DU KINÉSITHÉRAPEUTE
Le kinésithérapeute peut s’installer :
- en créant un cabinet (généralement après une période de collaboration), - en reprenant un cabinet dont le titulaire part en retraite ou va exercer ailleurs, - en intégrant une association pré-existante (il remplace un associé ou il augmente le nombre des associés) ou créée à l’occasion de son arrivée (il s’associe avec un titulaire qui exerçait seul).
La création d'un cabinet
La préoccupation dominante de celui qui crée un cabinet est évidemment de savoir si le lieu choisi et si ses qualités propres lui permettront d’attirer une clientèle suffisante. Cela renforce la nécessité de procéder à de solides études de marché avant de se lancer dans une création. Du point de vue financier, cette préoccupation se retrouve dans la notion de « point mort », chère à tous les entrepreneurs ; il s’agit de déterminer le niveau de chiffre d’affaires qui permettra d’équilibrer les frais généraux de l’entreprise et d’évaluer le nombre de mois ou d’années qui seront nécessaires pour atteindre ce seuil à partir duquel le cabinet commencera à faire des bénéfices. Pour un kinésithérapeute, la démarche doit être la même, à ceci près que son train de vie professionnel et son train de vie familial sont étroitement mêlés.
La reprise d’un cabinet
La solution de la reprise d’un cabinet, qui assure en principe le minimum de chiffre d’affaires requis pour couvrir les frais généraux professionnels et familiaux, est souvent préférable à la création. Mais toute la difficulté réside dans la valeur vénale que l’on accorde au cabinet à reprendre. La valeur d’un cabinet devrait s’exprimer en pourcentage du «bénéfice reconstitué», c’est à dire d’un bénéfice théorique, après élimination des frais généraux spécifiques au titulaire, tels que ses frais financiers ou certaines dépenses professionnelles qui apparaîtraient superflues. En d’autres termes, le « juste prix » d’un cabinet doit ménager à l’acquéreur la possibilité de rembourser l’emprunt nécessaire à l’acquisition et de vivre décemment.
L’association
Du point de vue économique, une association se rapprochera soit d’une création, soit d’une reprise de cabinet. Il convient d’abord de faire une distinction entre deux types de sociétés, parmi celles qui sont les plus utilisées par les professionnels libéraux : - les sociétés qui ne mettent en commun que des moyens d’exercice au profit de leurs membres (locaux, équipement, personnel), dont la plus connue est la Société Civile de Moyens (SCM), - les sociétés qui conduisent à une mise en commun des honoraires –dites « sociétés d’exercice » : la Société Civile Professionnelle (SCP), les diverses Sociétés d’Exercice Libéral (SEL), et les Sociétés dites « De Fait » (SDF) ou société en participation. Lorsque l’association fonctionne sous couvert d’une SCM, il arrive que le nouvel associé vienne simplement créer un cabinet en profitant d’un droit au bail ou d’équipements mis en commun ; son droit d’entrée dans l’association sera donc faible, mais il aura à supporter les risques de la création énumérés supra. Il est plus fréquent que le droit d’entrée dans l’association comporte à la fois des actifs « corporels » (équipements) sous forme de parts sociales, et des actifs « incorporels » sous forme d’un droit d’entrée payé aux associés. C’est même obligatoirement le cas lorsque l’association fonctionne sous couvert d’une société d’exercice, car c’est alors la société elle-même qui est propriétaire de l’ensemble des actifs corporels et incorporels.
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