Lettre n° 14 - Janvier 2010
 
 
 
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Kinésithérapeutes avez-vous donc une âme

En plein débat sur l’identité nationale je me pose la question de notre identité en tant que masseurs kinésithérapeutes.

Remplissons-nous le paysage entier des compétences qui nous sont octroyées par la loi ? Les dépassons–nous parfois pour faire évoluer la loi? Sommes-nous prêts à en assumer de nouvelles ? Sommes-nous prêts à en abandonner certaines ?

C’est tout le débat de l’identité de notre profession.

Se pose alors la question de notre mode d’exercice.

Tout un chacun s’accorde à dire que le MK a un rôle essentiel et prépondérant dans le maintien du tissu social pour certaines catégories de patients, de par son exercice en série d’actes le propulsant au rang de professionnel de santé à qui l’on fait confiance, voire de confident, de « coach », osons le terme !

Mais, dans sa pratique, le MK fait-il l’effort d’écrire ses bilans ou se contente t’il d’en encombrer sa mémoire ? Est- il curieux des communications internationales anglo-saxonnes prolifiques dans le domaine de la physiothérapie ? S’engage t’il à devenir curieux, lâchons le mot, s’engage t’il dans la production d’écrits scientifiques ?

La réponse à toutes ces questions est OUI !

Bien sûr le MK fait tout cela….mais à dose homéopathique, englué qu’il est dans les tâches administratives, dans sa préfabrication d’une formation initiale obsolète et disparate, mais aussi dans son « confort » n’ayons pas peur de le dire !

Si la profession veut évoluer, elle ne pourra le faire qu’à travers des professionnels fiers d’utiliser toutes leurs compétences, fiers de devenir de vrais chefs d’entreprise comptant des salariés dont la tache sera d’assumer le « quotidien facile » et les taches subalternes.


Nos revendications portent immanquablement vers la revalorisation toute légitime de nos actes, mais mieux exister économiquement IMPOSE de réfléchir à son devenir et aux possibilités toujours offertes vers des interventions intellectuelles, vers des actes difficiles, vers des actes de pointe et de grande qualité.

A moins que, apathiques, nous laissions à d’autres la place ainsi laissée vacante, permettant de façon naturelle l’émergence déjà en cours de nouvelles professions, qui telles les termites viendront à bout des poutres les plus solides.

Il reste à prendre conscience de l’urgence du changement des mentalités, il reste à innover, à bousculer l’existant, à dynamiser notre volonté identitaire, à souder le corps des masseurs kinésithérapeutes.

C'est d'ailleurs ce que propose la FFMKR !

Kinésithérapeutes ayez donc une âme !

C’est le vœu le plus cher que je puisse formuler pour toute la profession en ce début d’année 2010.


Maurice RAMIN, Trésorier général










 


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