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De qui se moque t-on ?
La semaine dernière, les Masseurs Kinés salariés manifestaient contre l'Ordre des MK...
A cette occasion, dans une interview accordée à France Inter, ces mêmes kinés salariés détaillent plusieurs de leurs revendications :
- L'Ordre ne leur semble pas nécessaire, puisqu'en tant que salariés ils ont leur propre tutelle.
- Le prix de la cotisation à l'Ordre, obligatoire, leur semble excessif par rapport à leurs revenus.
- En tant que salariés à l'hôpital, ils encadrent les étudiants en masso-kinésithérapie et clament ne pas être rémunérés pour ce travail.
- Et, cerise sur le gâteau, EUX, les kinés salariés trimant à l'hôpital, s'occupent de "vrais malades" ! Les kinés libéraux... EUX, sont là pour le luxe !
Mais de qui se moque-t-on ?
Tout d'abord, nous ne sommes pas kinés, mais masseurs - kinésithérapeutes.
Ensuite, nous avons tous le même diplôme d'état, et un même métier peut s'exercer de plusieurs manières, sans pour autant engendrer l'existence de vrais et de faux professionnels.
Enfin, il n'existe de pression sur personne au moment du choix d'exercice, une fois le diplôme d'état en poche.
Alors que chacun assume son choix.
Il y a déjà longtemps qu'étudiants et professionnels réclament des stages en cabinet libéral afin de compléter les acquisitions nécessaires à toute forme d'exercice de la masso-kinésithérapie...
La balle est dans le camp du gouvernement. Alors ne laissons pas ce dernier nous "diviser pour mieux régner".
Au contraire, défendons toutes et tous la pratique de la masso-kinésithérapie, ouvrons nous vers toutes les sortes d'exercice possibles et rebellons-nous ensemble contre les quelques dissidents qui tiennent des propos diffamatoires contre leurs propres consoeurs et confrères.
Sylvie DESALEUX "J'ai craché mon venin, je repars au turbin."
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