Lettre n° 9 - Mars 2009
 
 
 
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AVANT  QUE  NE  TOMBE  LA  PLUIE   ET  QUE  LE  SOLEIL  NE  SE  LEVE. 


Avant les actes, la réflexion.

Les actes de simplification administrative appliqués différemment selon les départements déclenchent une turbulence peu propice aux bonnes relations avec les Caisses d’ Assurance Maladie.

Nous voulons véritablement être soulagés de l’administratif et tendre vers le « zéro papier ». Et ce n’est pas remplacer le « zéro papier » par autre chose, télétransmis par exemple.
Non, la simplification administrative, telle que nous l’entendons et que certains départements appliquent déjà, consiste à ne plus envoyer systématiquement l’ ordonnance, comme nous n’envoyons plus pour les séries inférieures ou égales à 30 séances de DEP, le couple ordonnance-DEP subissant le même sort dans l’existant, comme dans la suppression.

Bien sûr le chemin est caillouteux. Pour supprimer la DEP, il nous a fallu se frayer un passage à travers l’article L.162-1-7 du code de la Sécurité Sociale, la Haute Autorité de Santé, l’Union des Caisses d’Assurance Maladie, l’Union Nationale des Organismes Complémentaires de l’Assurance Maladie et enfin le Ministère.
Et, nous l’avons fait. Alors, ne faut-il pas reprendre un parcours analogue pour en finir avec  l’envoi de l’ordonnance ?

Nous avons déjà réalisé une avancée très importante en faisant modifier les textes sur la prescription médicale : le prescripteur n’est plus obligé de mentionner le nombre de séances sur l’ordonnance. C’est nous Masseurs kinésithérapeutes qui lorsque le nombre ne figure pas, le mentionnons après la formulation de notre Bilan Diagnostic Kinésithérapique.

Alors, nos syndicats seront-ils assez puissants pour modifier la réglementation ? Devrons nous attendre que nos rangs se densifient et que la désertification que nous connaissons avec seulement   20% d’inscription recule.
Ce n’est pas 20% de syndiqués que devrait compter la profession, mais au moins le double.
Nous pourrions, ainsi, avoir des exigences bien plus conséquentes.

Alors la pluie pourrait tomber sur l’ordonnance et la DEP disparaissantes et le soleil se lever sur la simplification naissante.

Bernard  GAUTIER - Conseiller Fédéral de la Région Ile de France






 


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