|

L’installation du kinésithérapeute Financement et Fiscalité
Quel que soit le type d'installation libérale projetée - création d'un cabinet, reprise d'un cabinet existant, entrée dans un groupe – le kinésithérapeute aura soin d'analyser son projet sous trois aspects : ▪ le plan de financement ▪ le compte d’exploitation prévisionnel ▪ l’incidence de la fiscalité durant la phase de remboursement
Le plan de financement ou budget d'installation
Il s'agit d'établir une nomenclature complète de tous les besoins auxquels le kinésithérapeute devra faire face pour s'installer; ce n'est que lorsqu'il aura additionné le coût de ces besoins divers, qu'il pourra déterminer le montant du crédit dont il a éventuellement besoin pour compléter son apport personnel.
La difficulté consiste précisément à ne rien omettre ; or, si dans le cas d'une création par exemple, il est facile de chiffrer le coût du mobilier, de la documentation, du matériel informatique, ou des travaux d'aménagement, certains postes du plan de financement sont difficiles à évaluer.
C’est le cas du déficit lié à la phase de démarrage ; il est bien évident que le chiffre d'affaires ne couvrira pas les frais, et encore moins le train de vie, pendant les premiers mois; ce déficit doit donc être évalué et financé par une réserve de trésorerie suffisante.
C'est aussi le cas du fonds de roulement, qui tient au fait qu'une partie des clients ou des organismes sociaux ne payent pas sur le champ.
C’est enfin le cas des « droits et frais » lorsque le kinésithérapeute rachète un cabinet ou une part d’association : les impôts (droits d’enregistrements à 3% jusqu’à 200.000 € d’acquisition) et les honoraires pour la rédaction des actes juridiques vont majorer le prix (de 5 % à 10 % selon les cas de figure).
Le compte d'exploitation prévisionnel ou budget de fonctionnement
Il s'agit de chiffrer :
▪ les dépenses familiales incompressibles, train de vie, impôt sur le revenu de l'année précédente..., ▪ les frais généraux du cabinet en distinguant : * les frais généraux fixes, qui seront à régler inéluctablement tels le loyer, les cotisations, les primes d'assurances, les remboursements de crédit..., * les frais généraux facultatifs qui dépendent du "train de vie professionnel" tels le personnel employé, le type de véhicule professionnel ».
Le kinésithérapeute pourra alors déterminer quel montant d'honoraires est indispensable pour couvrir ses besoins familiaux et ses frais généraux, y compris ses remboursements d'emprunt.
L’incidence de la fiscalité
Le poids du crédit dépend de la fiscalité durant la phase de remboursement. La fiscalité améliore généralement la capacité de remboursement, car un investissement professionnel financé à crédit est en principe générateur d'économies d'impôts.
D’une part, le Fisc autorise le kinésithérapeute à déduire chaque année, sous couvert de « l ‘amortissement fiscal », une partie du prix d’un équipement ou d’un aménagement pour financer son renouvellement à terme.
D’autre part, les intérêts du crédit dont il aura éventuellement besoin pour faire l’investissement seront eux aussi déductibles.
Si le total "intérêts + amortissements" présente un montant à peu près équivalent aux charges annuelles de remboursement du crédit, la notion d'impôt n'a pas à être prise en compte : le revenu dont on s'est privé pour rembourser l’emprunt ne donne pas lieu à impôt, et peu importe qu'il s'agisse d'un revenu élevé ou d'un revenu faible. Mais dans les autres cas de figure, il est essentiel d’inclure le poids de la fiscalité prévisionnelle dans les raisonnements financiers. C’est à dire de programmer la charge des impôts en plus des remboursements.
| Prenez connaissance de la totalité de nos préconisations relatives à la première installation, et découvrez nos logiciels de simulation financière, en vous inscrivant sur https://www.interfimo.fr/ |
INTERFIMO
|