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AVEC LES KINÉSKUDS, LES MISSILES NE VOLENT PAS HAUT
Moitié Zorro (ces courageux « oeuvrent » le visage masqué), moitié Don Quichotte attaquant des moulins à vent et enfonçant des portes ouvertes, ces nouveaux visionnaires des temps modernes font du syndicalisme et de l’Ordre leur principal cheval de bataille : «C’est tous des pourris, des salauds, des vendus, qui bradent la profession et se font des c… en or sur notre dos.» Ironisant sur le nombre de libéraux syndiqués en France, «Les deux grands syndicats libéraux affichent 5200 cotisants à eux deux. Sur 52000 professionnels. Ca vous donne une idée ?» affirme leur site, (pauvres SN et OK qui ne compteraient plus que 200 syndiqués à eux deux ), ils revendiquent sans rire 165 adhérents ou sympathisants (cotisation gratuite pourtant). Quelle représentativité de la profession ! Forts de ce soutien massif et de cette légitimité, nos experts haranguent à tout va, donnent des bons points ici, des mauvaises notes là, prédisent un avenir sombre à la profession et la fin du Gicare. Ah, si c’était eux qui négociaient et faisaient les lois, on n’en serait pas là aujourd’hui. Côté propositions, les skuds sont d’une originalité à toute épreuve : revalorisation des actes et des indemnités de déplacement, reconnaissance salariale de bac + 4, formation universitaire, incitation financière et non cœrcitive à l’installation, accès direct du malade, suppression des quotas (!!), j’en passe : une vraie révolution. Dernièrement, nos grands penseurs ont lancé une vaste consultation de nos patients (de 2 à 300 000 sujets sur la durée du sondage) pour nous expliquer doctement comment nous sommes perçus. Pas moins de 1000 personnes (entre 0,3 et 0,5%) ont répondu, ce qui permettra à nos sauveurs de la profession d’affirmer, sans rire, savoir de quoi il en retourne et de dire que les syndicats ne représentent rien.
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Thierry OLIVIER - Conseiller Fédéral
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