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AIGREUR et ACIDITÉ
Pourtant, que la montagne est belle avec ses sapins, ses chèvres et moutons, ses vols d’hirondelles. C’est la détente, le plaisir de profiter des espaces immenses, de l’horizon sans limite, de respirer de toute sa capacité pulmonaire un air généreux qui s’étend tout autour, à profusion.
Mais les dernières épreuves des championnats du monde d’athlétisme à Berlin, nous rappellent que les vacances ont une fin.
Alors le souvenir de référentiels, de rupture conventionnelle, de loi HPST, d’augmentation du nombre d’heures de formation en ostéopathie, des refus d’obtention de reconnaissance du titre d’ostéopathe par certaines commissions régionales, éblouies par une reconnaissance trop récente qui leur voile une lecture objective des textes de loi, mais dévoile une analyse partiale des dossiers, tout ceci déclenche quelques aigreurs d’estomac.
Comme nous n’avons pas l’intention de nous laisser grignoter par l’acidité gastrique, nous réagissons méthodiquement de sorte que chaque problème trouve une solution. Les référentiels imposés par la loi de financement de la sécurité sociale et concrétisés dans la loi HPST nous imposent des restrictions d’activité, au prétexte très peu scientifique, d’une étude unique dans quelques départements méditerranéens.
La suppression de la DEP se trouve malaxée avec les référentiels si bien que non seulement le médecin perd de sa liberté de prescription, mais le MK s’interroge sur le devenir du quantitatif de l’ordonnance. Si les choses restent en l’état, la rééducation post opératoire du canal carpien nécessitera en plus d’une ordonnance non obligatoirement quantitative, une DEP, l’une et l’autre étant établies dès la première séance par le prescripteur, avec obligation d’attendre la réponse de la CPAM pour une prise en charge. La marge de manœuvre des négociateurs, malgré les mouvements de manifestation de mai dernier, reste étroite. En montagne, tous les chemins sont étroits, ce qui freine la progression, mais ne l’empêche pas. Il nous faut donc trouver une solution qui nous permette, à partir d’études sérieuses, d’élaborer des référentiels justifiés.
Le spectacle continue pour les exclusifs en ostéopathie. Dans la version « ni-ni » reprise à l’identique pour « non-non » (non, ni médecin ; ni, non MK) (rien à voir avec la Ninon de la chanson) le public des législateurs applaudit à pleines mains sur le programme dont il vient d’écrire le dernier acte, portant la formation de 2 660 heures sur trois ans à 3 520 heures sur quatre années. Quel MK, après 4 ans d’études, va désormais en suivre 4 autres pour porter le titre d’ostéopathe ? Les auteurs et les acteurs « ni-ni » se produisent principalement dans les couloirs des Assemblées qui leur tiennent lieu de scène ; mais vous pouvez les rencontrer ensuite sur tout le territoire dans les bureaux politiques des uns et des autres. Ainsi s’écrit la « démocratie ».
Pour ceux qui avaient déposé une demande de reconnaissance d’usage du titre professionnel d’ostéopathe avant le 31 mars 2009 et qui ne l’ont pas obtenue, il est bien sûr très important d’utiliser les recours. Le premier recours est gracieux auprès des services du préfet de région. Il doit être déposé dans les deux mois suivant la réception de la notification. Dans le cas où ce premier recours n’aboutirait pas, il est nécessaire de poursuivre la procédure devant le Tribunal Administratif avec l’aide d’un avocat, dans un délai de deux mois suivant la notification de refus du recours amiable. Félicitations à ceux qui ne sont pas dans cette situation et qui ont obtenu le titre. En Ile de France treize dossiers sur cent dix sept ont été acceptés !!!!!!!!
Y a-t-il un rapport entre la restriction des actes de MK au travers des référentiels, liée au déficit de l’Assurance maladie et la libéralisation du titre d’ostéopathe qui fait croître les bénéfices des Assurances privées ? La question est pertinente. Au lecteur de formuler sa réponse.
Et pourtant, les auteurs de ces deux textes sont les mêmes : les faiseurs de lois, auteurs à succès toujours publiés.
Or, tout ceci s’écrit à côté de chez nous. Qui donc élit les sénateurs, sinon votre voisin(e) conseiller(e) municipal(e), votre maire, votre conseiller(e) général(e) et régional(e). ? Qui donc élit votre député(e), sinon vous, votre famille et vos proches ?
Si après tout ceci, vos brûlures n’ont pas disparues, les naturopathes conseillent de prendre le matin à jeun un demi citron dans un bol d’eau chaude avec une cuillère de miel.
Chaque traitement devant être personnalisé, toute proposition sera la bienvenue.
Quoiqu’il arrive, la montagne reste toujours belle, avec ses sapins, ses chèvres, moutons et vols d’hirondelles, ses espaces sans limite et son air généreux.
Bernard GAUTIER - Conseiller Fédéral
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