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L’indispensable revalorisation de nos actes
La Fédération vient de signer avec l’ensemble des partenaires un protocole relatif aux thèmes de négociations entre l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM) et les syndicats représentatifs des masseurs-kinésithérapeutes libéraux.
Mais, la FFMKR a été très claire : la signature d’un avenant conventionnel n’interviendra qu’en cas d’accord équilibré qui passera OBLIGATOIREMENT par une nette revalorisation des actes de masso-kinésithérapie.
En effet, il est indispensable que nos actes soient réévalués. Deux ans sans aucune revalorisation. Alors que dans la même période, les factures augmentent, les charges aussi.
Pourtant, on sait prendre au masseur-kinésithérapeute, on sait très bien le ponctionner quand il le faut. Mais lorsqu’il s’agit de réévaluer ses actes, c’est autre histoire ! Le couplet maintenant habituel ressort : c’est la crise, la situation économique est difficile, les caisses sont vides. Et puis vous savez, le déficit de la sécurité sociale est abyssal.
Oui, c’est vrai, la situation économique internationale est rude. Oui, c’est vrai, le déficit de l’assurance maladie se creuse de jour en jour. Oui, c’est vrai le gouvernement doit jongler avec un budget ultra resserré et des recettes fiscales en très forte baisse.
Mais oui, c’est tout aussi vrai pour le masseur-kinésithérapeute. Lui aussi a des frais, lui aussi a des factures, lui aussi creuse son compte en banque. Alors, les mauvaises langues diront que la dernière étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) relève que le chiffre d’affaire annuel des masseurs-kinésithérapeutes s’élève à 80000 €. C’est vrai, mais une fois les charges enlevées ? Là il n’y a plus personne pour parler de ce qui reste réellement à la fin du mois.
Il faut arrêter avec la sacrosainte idée que les professionnels de santé libéraux ne sont pas à plaindre et qu’ils sont riches sous prétexte d’exercer en libéral. Nous ne faisons pas l’aumône, notre travail est reconnu et apprécié et ce travail est parfaitement dans les clous fixés par la loi… Sur les huit premiers mois de l’année, les remboursements de soins de masso-kinésithérapie s’élève à 2,2 % alors que l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie avait été fixé pour 2009 à 3,1 %... et les référentiels ne sont à ce jour toujours pas en place.
Er demain ? A l’instar des médecins, verrons-nous la création d’une classification commune aux actes médicaux (CCAM) pour les actes de masso-kinésithérapie ? Cette nomenclature destinée à coder les gestes pratiqués par les médecins, les gestes techniques et les actes intellectuels cliniques a succédé au catalogue à la nomenclature générale des actes professionnels (NGAP) en secteur libéral. Elle sera probablement un jour ou l’autre étendu à l'ensemble des actes réalisés par les professionnels de santé dont les masseurs-kinésithérapeutes.
Les avantages sont nombreux pour les caisses : meilleure traçabilité des actes, statistiques plus précises dans la mesure où chaque acte est côté de manière unique, meilleur contrôle etc. D’un autre côté les déséquilibres au sein même d’une profession seront théoriquement comblés. Est-ce la bonne solution ? La seule chose certaine aujourd’hui, c’est qu’il est INDISPENSABLE de réévaluer nos actes. La FMFKR va tout mettre en œuvre pour aboutir rapidement à une juste rémunération.
Alain BERGEAU, Président de la FFMKR
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