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EPP : Évaluation des Pratiques Professionnelles
Les évolutions du monde de la Santé sont telles qu’un des enjeux est actuellement de favoriser le développement des dispositifs d’évaluation des pratiques tout en maintenant le droit du patient à un exercice transparent et responsable de la médecine. Comment passer de mesures structurelles à des mesures accompagnantes sans fausser les dynamiques communautaires tout en respectant les professions, les professionnels et leurs modes d’exercice ? Dans ce contexte, la Haute Autorité de Santé et l’Institut Droit et Santé (Université Paris Descartes) ont organisé un Colloque (13 et 14 mars 2008) afin d’engager la réflexion sur ce sujet en réunissant des juristes, des professionnels de santé, des patients et des citoyens. Une des clefs de ce débat réside dans l’information et trois pistes ont été citées : • L’information est irrémédiablement paradoxale ; • L’information est le facteur de la confiance ; • L’information est condition de la responsabilité.
Les valeurs formatives et les valeurs éthiques des échanges améliorent le dialogue professionnel/ patient et celui qui concerne les professionnels entre eux. Les Masseurs Kinésithérapeutes sont des évaluateurs et sont les membres d’une équipe de santé, comme tous. En leur donnant la possibilité d’avoir un dialogue commun, nous augmentons le service rendu aux patients, à la profession et à la collectivité.
Ils doivent s’approprier ces changements et maîtriser l’évaluation qui, loin d’être une contrainte, est en fait une formidable liberté intellectuelle.
Pour cela, il faut que l’EPP soit entre les mains des professionnels, de la formation initiale à la formation continue en intégrant le respect des modes d’exercice.
Pour améliorer les pratiques, il faut analyser les divergences de pratique entre les praticiens. Il ne faut pas commettre l’erreur de vouloir les uniformiser sur la base des seules preuves scientifiques recommandées. Pour que l’évaluation devienne l’amélioration des pratiques professionnelles, il est nécessaire d’associer la preuve scientifique avec l’expérience du professionnel et l’intérêt du malade. C’est ainsi que nous éviterons le « P for P » (paiement à la performance).
Dominique MIZERA, Pôle formation initiale et continue
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