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Universitarisation de notre formation ...
Il n’existe pas de discipline, ou de sciences qui échappent aux travaux de Recherche, de justifications et de transmissions de son savoir. Ce phénomène est d’autant plus important que la transmission de l’information n’a jamais été aussi rapide qu’aujourd’hui.
Tout être vivant se maintient en vie en puisant dans son milieu ses aliments et l’oxygène dont il a besoin afin de construire et de renouveler ses structures. Ainsi un être perfusé, ventilé, monitoré, à qui on supprimerait une de ces aides, mourrait faute d’apports vitaux.
On peut craindre que la kinésithérapie soit aujourd’hui dans ce statut de « médicalement assisté ». Quels sont les travaux de Recherche et les justifications sur lesquels la kinésithérapie se base pour asseoir son savoir ?
En d’autres termes, on peut se demander pendant combien de temps les organismes d’assurance maladie vont continuer de rembourser des actes qui n’ont pas fait l’objet de preuves scientifiques. On a récemment eu comme exemple, en pharmacie, le déremboursement de certains médicaments comme les veinotoniques. D’autres pourraient suivrent.
Cet état de fait n’est pas, il est vrai, du fait de la kinésithérapie elle-même, mais plutôt des pouvoirs publics qui en ne nous permettant pas d’équivalence universitaire, nous excluent de toute Recherche. Ainsi on reste « perfusé » à une tutelle qui peut être, médicale, scolaire, professionnelle.
Tant que nous n’aurons pas de statut universitaire nous ne serons pas autonomes. Nous resterons à la traîne de quelqu’un, accroché à lui par un lien de dépendance vitale.
Pire, il suffirait d’interrompre ce lien pour que notre sujet meurre très rapidement.
Nous sommes ainsi dans une extrême faiblesse, il est l’heure de resserrer les rangs, de faire cause commune et d’exiger une universitarisation de notre formation afin de préparer l’avenir de notre profession tout en répondant, à faibles frais, aux besoins de Santé Publique.
Philippe LEVANNIER - Secrétaire Pôle Formation Initiale et Continue
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