|
Tiers-payant et AMC
L’enquête sur la pratique du tiers payant avec les organismes d’assurance maladie complémentaire a reçu un accueil intéressé de nos syndicats départementaux ; puisque nous atteignons près de 80 réponses.
L’analyse de cette enquête prendra en compte trois facteurs : - les AMC : incitateurs de contrat individuel - les assurés mutualistes : les consommateurs - les praticiens dans leur grande diversité.
Alors halte aux procès d’intention ou incompréhension.
Face aux réactions épidermiques de certains ; je vous rappelle que le but de cette enquête est d’établir un état des lieux des pratiques et modes de rémunération sans porter un jugement.
-Rappelons que la pratique du tiers payant avec les organismes d’assurance maladie obligatoire est fréquente pour les soins en ALD , ainsi que pour la part « sécu » (60%) pour les soins en maladie……………ce qui n’est pas prévu par la convention. Doit-on critiquer cette pratique ?
-D’autres choisissent le paiement direct de leur acte par carte bancaire, imputé de frais bancaires.
-Certains sont tentés par la signature de convention individuelle avec les AMC.
On retrouve donc un dénominateur commun à toutes ces pratiques : la volonté de se garantir une sécurité de paiement.
Si certains perçoivent un intérêt à signer des conventions individuelles de tiers payant avec les AMC , nous craignons pour eux qu’en cas de désaccord , cela se réduise à « pot de terre contre pot de fer ». Et que des conventions locorégionales créent des dissensions et disparités de traitement sur le territoire national. La FFMKR soucieuse de la politique agressive d’implantation de convention individuelle de la part des AMC , vous a donc interrogé sur la pertinence d’une convention nationale négociée par elle même avec les AMC qui serait signé à titre individuel par le praticien intéressé. Cela ne rendrait pas la signature obligatoire pour tous les praticiens de France, comme certains l’ont compris.
L’analyse de l’échantillon représentatif des réponses que nous avons reçu, vous sera proposée dans les prochaines semaines.
Christophe LEBRUN - Conseiller fédéral
|