Lettre n° 4 - Mai 2008
 
 
 
Edito

La fédé sur la brêche
MK diplômé ou .... technicien de surface
Qui sommes nous ?
Universitarisation de notre formation

Radio des pôles
ASV chronique d'une mort annoncée
EPP : évaluation des pratiques professionnelles

La tribune de l'action
Et pourtant !!!
Tiers-payant et AMC
Les journées de l'INPES
Assemblée des Présidents
Nouveaux modes de rémunérations

Echos des régions
22 ème Journée de rééducation de Vendée
Soirée étudiants de Nantes
Les kinés à l'heure du nucléaire
Commission socio-professionnelle régionale
Disparition tragique de Bruno Palladini
Champagne-Ardennes
Rallye Kinés Motards
Centre - Ouverture d'un site

L'actu du MKR
Jeunes kinés libérales

Et ma soeur ?
Blues du CFR ?

Nos partenaires
Médicale de France
Fiducial

Revue de Presse
Bronchiolite à VRS
Interview de Stéphane Berthet
Communiqué de presse de la FFMKR
Avant je ne pouvais pas me tenir debout

Vous l'avez dit

Agenda

Ours

 

 

Et pourtant !!!

Dans certains pays d’Europe, l’Etat et les syndicats travaillent très souvent main dans la main.
L’intérêt des uns et des autres est clairement exprimé, et la recherche d’un VRAI consensus du type ‘’gagnant-gagnant’’ prime sur <<comment vais-je faire pour les baiser ?>> si cher à nos partenaires habituels !

Car c’est bien de cela qu’il s’agit, et pourtant :
Ne serait-il pas plus intelligent et surtout plus respectueux d’oser la franchise ?
Ne serait-il pas plus efficace d’oser la transparence ?
Ne serait-il pas plus efficace de respecter ‘’sa signature’’ ?
Ne serait-il pas plus juste d’être courageux ?

Car à bien y regarder, qui respecte ses engagements, qui honore sa signature, qui fait preuve de transparence : NOUS !

Nous qui gardons toujours au fond de nous ce sentiment de noblesse qu’est l’art de soigner ; nous qui, au détriment le plus souvent de ceux qui nous sont chers, passons plus de 50 heures dans nos cabinets pour des honoraires dont le montant nous fait rougir, nous enfin, arc- boutés sur notre sacro-sainte mission de service public qui nous a plus souvent asservi que servi !

Et pourtant, les responsables syndicaux nationaux, régionaux ou départementaux que sont tous les bénévoles de la masso-kinésithérapie française, ne sont pas franchement soutenus par l’ensemble des confrères en exercice.
Loin s’en faut, à peine 14% de la population en exercice fait cet effort d’adhérer à un syndicat.

Et pourtant, pour ce qui nous concerne, la FFMKR défend chaque jour les intérêts de TOUS les professionnels, sans exclusive aucune ; chaque jour les responsables syndicaux essaient de défendre le pouvoir d’achat des confrères, le droit des patients et celui des soins pour tous.
Chaque jour nous nous battons pour faire reconnaître nos compétences à la hauteur de ce qu’elles devraient être, chaque jour enfin nous donnons de notre temps, de notre énergie, de notre foi en la défense de notre art, pour que la reconnaissance de notre incontestable et incontournable existence au sein de l’équipe soignante profite à tous.

Alors, oui tout n’est pas parfait,
Oui, on peut toujours avoir plus,
Oui, nous avançons à pas de fourmis,
Oui, la cotisation syndicale peut paraître élevée pour certains,
Oui, au quotidien il n’est pas toujours aisé de comprendre ce que font les dirigeants dans leur combat syndical face à nos partenaires sociaux lorsque l’on est ‘’surbooké’’ seul dans son cabinet,

et pourtant, l’immense majorité des masseurs-kinésithérapeutes’’ roule gratuitement’’ depuis longtemps, se dépêchant d’engranger le fruit de ce que leurs confrères syndiqués ont réussi à obtenir et d’encore plus rapidement leur reprocher que <<décidément, ce n’est pas assez, et voilà pourquoi je ne cotise pas ! >>

Alors à vous tous, les fidèles, vous qui ne désarmez pas, vous qui par votre présence, vos questions, vos coups de gueule,  êtes et faîtes la  Fédération, vous qui donnez de vous-mêmes, gardez toujours en vous cette étincelle d’espérance pour la Kinésithérapie.

Et pourtant, il est plus facile de dire << y a qu’à, faut qu’on, y sont bons à rien>>, et pourtant vous, consœurs et confrères ‘’débordés et absorbés’’ par un cabinet plus que rempli, il vous suffirait de si peu pour que nous soyons plus nombreux, plus forts, plus écoutés donc plus respectés.

Et pourtant, chers professionnels non-syndiqués, que seriez-vous devenus si la Fédération ne s’était pas battue pour vous ?
Et pourtant, où en serait la nomenclature de nos actes si la Fédération ne s’était pas battue pour la faire évoluer, et pourtant que serait votre situation professionnelle si la Fédération ne s’était pas engagée sur la voie de la réforme ?

N’oublions pas que ‘’ l’Union fait la Force, et que si tous les gars du monde voulaient bien se donner la main……’’,

Et pourtant !


Charles SCHPIRO - Conseiller Fédéral





 


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