Lettre n° 10 - Mai 2009
 
 
 
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Voilà, c’est fait !

Les infirmier(e)s avaient signé il y a 18 mois environ, avec le nouvel avenant à leur convention la fin de la liberté d’installation pour les futurs professionnels libéraux. Et la mise en application de cet avenant est effective depuis la mi-avril 2009. Ce qui peut sembler être une « bonne chose » pour la répartition des soignants sur le territoire et pour une certaine égalité des soins pour les patients pose en fait un réel problème philosophique quant à l’esprit libéral de l’exercice…
Et si les infirmiers ont signé cet accord d’aide financière à l’installation dans une zone dite « sous dotée », ainsi qu’un accord pour non conventionnement si installation dans une zone dite « sur dotée » (sauf remplacement d’un libéral cessant toute activité), ne doutons pas un instant que les mêmes contraintes vont être rapidement PROPOSEES voire IMPOSEES aux masseurs-kinésithérapeutes !
Or, je pense réellement et sincèrement que cette atteinte à la liberté d’installation n’est pas la meilleure des solutions.
- Tout d’abord, ceci est réellement une atteinte à la LIBERTE
- Ensuite, pourquoi un professionnel de santé accepterait-il les « contraintes » d’un exercice libéral (pas d’horaires, pas de congés payés, pas de RTT, pas d’indemnité journalière en cas de maladie,…) s’il n’a plus aucune liberté (tarifs imposés et souvent « bloqués » par l’Etat) et maintenant la perte du choix du lieu d’installation ?
- Enfin, si l’Etat veut obliger les professionnels de santé à s’installer dans des zones dites sous dotées, peut-être faut-il aussi penser : à une possibilité de travail pour le conjoint, à des écoles, lycées, facultés à proximité pour les enfants, à une possibilité de loisirs et de vie associative pour la famille dans son ensemble !
- Bref, si le problème de la démographie des professionnels de santé sur le territoire est un problème de SANTE PUBLIQUE, c’est aussi un problème POLITIQUE … Et de politique générale d’aménagement du territoire… Voire de localisation et non, comme cela se passe actuellement, de délocalisation pour raison financière !
Alors, si nous, MK, voulons avoir notre mot à dire, si nous voulons avoir du poids, si nous voulons garder le petit peu de libéralisme qu’il nous reste, il nous faut discuter, proposer, construire.
Et pour cela, il faut être nombreux !
Contrairement à ce que pense un certain nombre d’entre nous, ce n’est pas l’ORDRE qui va négocier, ni sur le plan professionnel pur ni sur le plan politique.

Ceci relève du rôle du syndicat.

 Et, le seul syndicat représentatif et présent dans les CRS (conférences régionales de santé), présent dans la vie politique, c’est le mien, le nôtre, le vôtre , c’est la FFMKR.

UN GRAND MERCI A VOUS TOUTES ET TOUS QUI NOUS SOUTENEZ DEJA.

Sylvie DESALEUX, conseillère fédérale de région
               J’ai craché mon venin,
               Je repars au turbin






 


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