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LA DAME QUI MURMURAIT A L’OREILLE DES CAISSES ET L’HOMME QUI LEUR FAISAIT VIBRER LES TYMPANS.
Le fait d’être primaire autorise- t-il la Caisse à ne rester à l’écoute que d’elle-même ?
Non, bien au contraire, « primaire », entendu au sens « premier » du terme suppose un ensemble complet de facultés et d’organes des sens, indispensable à la compréhension et adaptation au milieu.
Donc la Caisse, dispose d’oreilles pour être à l’écoute de ceux qu’elle protège, les assurés. Elle est Caisse d’Assurance. Comme elle prend en charge, en cas de dysfonction ou de lésion de l’organisme, les soins nécessaires au rétablissement, on la dit de « maladie ».C’est ainsi qu’on l’appelle Caisse Primaire d’Assurance Maladie.
D’un autre côté, la CPAM a besoin des professionnels de santé sans lesquels elle ne pourrait remplir ses fonctions de protection sociale.
Il lui faut donc avoir une oreille attentive aux assurés mais également une autre aux détenteurs du soin, les professionnels de santé.
Et, c’est là où l’audition se brouille. Les mots deviennent inaudibles.
Deux possibilités s’offrent alors à nous autres interlocuteurs, membres des Commissions Socio Professionnelles.
Soit, élever la voix pour faire vibrer la Caisse en espérant une résonance suffisante pour être entendu ou alors, à l’inverse, baisser le ton, pour n’offusquer personne, et murmurer un argumentaire solide, logique, honnête à l’oreille disponible de la Caisse.
Cette dernière doit se rappeler sa fonction primaire d’assurer le financement de la lutte contre la maladie. Ceci passe par le respect des engagements conclus, non plus comme à une certaine époque en se tapant la main, mais bien en utilisant cette main pour signer un contrat, un engagement, une convention, précisant le rôle de chacun des signataires.
Dans cette manière de murmurer à l’oreille, les femmes s’y entendent.
Alors, on les laisse faire étalant leur logique et développant leurs propositions. Le résultat est « primaire », c’est à dire fondamental. Il est « premier », c’est à dire au premier niveau, celui de la base, celui du département. Il est tangible :
• Pas d’indus, alors que les relations conventionnelles sont encore empoisonnées dans certains départements, trois ans après la signature de la convention. • Une simplification administrative qui essaye d’être effective et dans laquelle l’ordonnance doit unir son sort à celui de la DEP. • Une suppléance de transport par VSL ou par taxis conventionnés pour compenser les difficultés de déplacements des MK. Cette suppléance ne doit d’ailleurs pas occulter la nécessité de reconsidérer les indemnités de déplacement. • Désormais, la possibilité de faire deux actes consécutifs, différents le même jour. • Un règlement, certes un peu long, parce que manuel, lorsque des erreurs de remboursements dépassent les capacités du logiciel de la caisse, mal paramétré à l’origine et qui en cas de régularisation informatique pénaliserait le créditeur de deux franchises au lieu d’une. Ce qui est bien sûr impensable.
Mais, le murmure devient inaudible, quant il s’agit de participer au frais de changement de logiciel voir d’ordinateur pour accueillir les nouvelles cartes vitales. Il faudrait alors que les oreilles de l’ Union des Caisses d’Assurance Maladie entendent le message pour y répondre impérativement et favorablement.
Si le propos murmuré sied à certaines caisses primaires, il n’est pas exclus d’élever le ton jusqu’à faire vibrer les tympans de l’ UNCAM se plaisant à faire la sourde oreille à nos demandes.
C’est ce que la dame murmura à l’oreille de son confrère pour qu’il aille faire vibrer les tympans de la Caisse Nationale, ne la laissant pas à l’écoute d’elle même, mais à celle de ceux qui sont à la disposition de chacun(e) pour faire avancer les dossiers de la profession.
Bernard GAUTIER, Conseiller Fédéral
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