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Une nouvelle année
Une nouvelle année débute, avec bien sur l’échange traditionnel des vœux et des souhaits personnels et professionnels. J’ai tout de même l’impression que, plus les temps sont difficiles, plus on investit dans ces vœux, en espérant, un peu à la manière des enfants avec le Père Noël, que toute la liste va être exaucée mais…le jour de Noël, sous le sapin, la joie peut côtoyer la déception. Ainsi je pense qu’il est grand temps de nous prendre en charge, d’être pleinement dans l’action et surtout de ne pas attendre ou subir les déclarations ou les décisions des tutelles. Les structures de la société ne changeant pas, c’est bien à travers des organisations comme la notre, structurée, représentative que les professionnels pourront se faire entendre auprès des pouvoirs publics. Nos consoeurs et confrères qui ne se reconnaissent pas dans notre fédération ou dans d’autres syndicats représentatifs préfèrent essayer de « monter » des rassemblements professionnels, qui plus est, anonymes et qui, pour « émerger » sur le net, n’ont d’autres voies que de « casser » ce que d’autres, avant eux, ont essayé de faire ; pire, ceux qui pensent qu’un syndicat ne sert à rien et donc logiques avec eux-mêmes, ne font rien, ne participent à rien ! A nous donc de convaincre sa consoeur, son confrère de la rue d’à côté, du village d’à côté, de nous rejoindre et de lui montrer que sa voix, ses idées seront entendues au même titre que celles des autres masseurs-kinésithérapeutes, et qu’à deux, on fait plus de bruit que tout seul. Tant que la profession ne pourra pas montrer aux pouvoirs publics qu’elle est très fortement mobilisée, son audience sera faible et les tutelles continueront à faire ce qu’elle font depuis déjà trop longtemps : jouer la montre, diluer les travaux nécessaires à une amélioration de notre exercice dans d’interminables réunions où, trop souvent, aucune décision n’est prise. Malheureusement, c’est en période de crise que l’on a vu le plus grand nombre de professionnels se mobiliser. Loin de moi l’idée de voir arriver de nouvelles difficultés avec plaisir, même si une des conséquences est un plus grand investissement des consoeurs et des confrères dans leur défense ; non, j’aurais vraiment préféré qu’une véritable prise de conscience ait lieu ; A nous de l’initier et de l’enrichir pour qu’elle se réalise de la façon la plus importante possible.
Daniel PAGUESSORHAYE, Vice Président
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