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Vous avez animé les Assises de Caen.
- le bilan vous semble-t-il positif ?
Plutôt oui… Vu de la scène… Quand nous avons conçu ces Assises 2008 sous l’autorité du bureau de la FFMKR, nous avons choisi d’être en rupture sur le fond et la forme, par rapport aux années précédentes. Sur la forme, grâce à quatre tables rondes en plénière avec des intervenants extérieurs ; sur le fond, grâce à une réflexion prospective en faisant le pari que la salle apporterait des points de vue différents, voire divergents, tout en ouvrant des perspectives pour l’avenir. J’ai été frappé de l’attention très soutenue de la salle tout au long de ces ceux journées. Quand au résultat des échanges, la FFMKR dispose à présent d’une vision prospective, construite avec les praticiens.
- y-a-t-il eu un point particulièrement fort ? Si oui, lequel ?
Pour moi, c’est le sérieux des échanges et cette attention permanente de la salle, face à la diversité des interventions. Celles-ci couvraient des points très différents : les besoins de santé et l’évolution de la kinésithérapie, le contenu du métier et l’exercice de la profession, l’avenir des professions libérales et le financement. Après chaque intervention, les débats démarraient au quart de tour… Je peux vous dire que chaque intervenant l’a remarqué et en a un souvenir plutôt flatteur pour la profession.
- en tant que consultant en communication, le bilan est-il positif pour vous ?
Pour bien communiquer, il faut du fond. La forme ne fait pas tout…Or, comme je viens de le dire, du fond, il y en a eu et il y en a !!!... De ce fait, la synthèse du dimanche matin est une ossature. Car de nombreuses réflexions n’ont pu être rapportées sur scène en une heure… Et ces réflexions, nous les avons gardées dans nos cartables, au retour. En fait, ce qui compte, quand les feux de la rampe sont éteints, c’est ce que l’on fait de ces réflexions… Réussir un évènement est une chose, gérer la suite en est une autre.
- pensez-vous que ces Assises feront évoluer la FFMKR et ses adhérents ?
Un travail de prospective, comme vous avez tenté de le faire, prend vie si on lui donne vie… Je veux dire que les réflexions des Assises constituent un socle. Ce socle mériterait d’être travaillé rapidement, pour être publié et diffusé sous une forme à définir. Ceci formaliserait une vision prospective pour la profession qui puisse porter la marque, ou la « griffe », de la FFMKR. Cette vision prospective peut aider à avoir une vision stratégique face à l’avenir. Celle-ci m’apparait nécessaire, ne serait-ce que pour « lever la tête du guidon » et rester « leader » parmi les professions de santé.