Lettre n° 7 - Novembre 2008
 
 
 
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La tribune de l'action
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Le BONHEUR de TRAVAILLER… pour le  PACTE SOCIAL 



Etre heureux au travail, c’est aimer ce qu’on fait. Effectivement, soigner, améliorer l’état de son prochain est une source importante de satisfaction. Nous extrayons du mieux-être que  nous procurons à nos patients, un mieux-être de satisfaction personnelle issu d’une démarche de qualité : celle-ci n’est pas basée uniquement sur des référentiels en cours de parution, mais sur une conscience professionnelle vertueuse se suffisant à elle-même.

Le devoir accompli, s’il n’est pas une vertu, n’en est pas moins un acte salutaire, nécessaire et indispensable à la vie sociale, par lequel chacun place sa pierre sur l’édifice. Il n’y a pas à chercher d’explication, c’est une valeur fondatrice de notre civilisation. Le devoir dans la vie  syndicale est d’argumenter, de signer des textes qu’on estime justes pour l’ensemble de la profession. Ceci ne devrait laisser aucune place à l’irrespect constaté dans le projet de loi du financement de  la sécurité sociale 2009, établissant un forfait de séances par pathologie, au mépris du BDK qui laisse au praticien la liberté et la responsabilité de fixer lui-même le nombre de séances.

Le respect, s’il n’est pas une vertu, participe néanmoins à l’élaboration du bien, nécessité indispensable à la vie sociale. Le respect d’une signature est une valeur authentique qui nous plonge dans les profondeurs de la vie. Lorsque nous signons une Convention, il est indispensable que chacune des parties donne un sens à cette signature de sorte que ce qui est considéré comme un avantage conventionnel le reste tout au long de la durée contractuelle sans dévoiement en cours de route. De même, lorsque conjointement avec nos partenaires, nous décidons de simplifications administratives, il convient dans la rigueur du suivi de ne pas détourner les démarches de leur sens premier.

Au nom de quoi, les autorités négligent-elles leurs obligations ? Au nom de quoi faussent- elles l’énoncé du problème ? Si  185 milliards €  sont insuffisants pour assurer la Sécurité Sociale, l’Etat, les grosses sociétés, les assureurs, les distributeurs d’alcool et de tabac doivent s’acquitter de leurs dettes. Si le « pacte social » est à ce prix, tolérant des recettes impayées et un accès aux soins pour tous quelle que soit la participation financière, nous en prenons note, mais alors que les choses soient exprimées clairement. La carence du budget de la santé estimée en 2007 à 10 milliards de pertes, n’est pas un vrai déficit. Ie budget serait en équilibre si les fonds n’avaient été déviés au nom de l’unité nationale.

Dès lors, les professionnels producteurs  de santé ne peuvent être tenus pour responsables du gouffre financier, mais au contraire, être considérés comme acteurs incontournables et respectables du « pacte social ».
 
Afin que le malheur ne soit pas synonyme de repos et d’ennui, il faut que le travail prenne la direction du bonheur. Pour cela, n’est-il pas indispensable que le paysage social soit clairement dessiné ?

Bernard GAUTIER - Conseiller Fédéral de la Région Ile de France

 







 


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