Lettre n° 7 - Novembre 2008
 
 
 
Edito
C'est pour rire

La fédé sur la brêche
Au revoir Caen
Attaqués de toutes parts
Etudes
Obligation d'affichage
Pétition 'Touche pas à mon kiné'

La tribune de l'action
Bonheur et Travail
Discussion au café
Complémentaire santé
Retour de Caen
Prix des meilleurs mémoires

L'invité
Matthieu Méreau

Echos des régions
Quotas de pêche
Une femme présidente
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L'actu du MKR
Nouveau code de déontologie

Radio des pôles
Réforme de l'ASV : exemples de calcul

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La médicale
Cela n’arrive pas qu’aux autres

Et ma soeur !
Billet d'humeur

Vous l'avez dit
Ours

 

 

ETUDES
Parcours clinique de 2ème et 3ème année :

Nous demandons à juste titre depuis de nombreuses années, la modification du cursus de formation comprenant la pratique en établissement et en cabinet libéral.

Notre profession est constituée à 80% de praticiens exerçant en libéral.

Le Masseur Kinésithérapeute est un professionnel capable de gérer un suivi à la fois thérapeutique, préventif et éducatif. Ses connaissances dans ces différents  domaines permettent de valoriser une ou plusieurs actions.

De nombreuses thématiques nécessitent que la profession développe la connaissance et la reconnaissance de ses diverses compétences.

Ces savoirs doivent s’appuyer sur deux éléments : l’un correspondant à la profession et l’autre au mode d’exercice, les deux étant bien sûr indissociables.

Les discussions engagées en juin 2008 au Ministère de la Santé doivent prendre en compte ces éléments pour créer une réforme pertinente de la formation clinique.

Il est nécessaire de mettre en place une vraie réflexion sur le parcours clinique de 2ème et 3ème année, ainsi que sur le travail de fin d’Etudes.

Les stages cliniques devront faire l’objet d’un travail écrit présenté oralement.  Il faut habituer l’étudiant à acquérir et à gérer :
• Les savoirs généraux ;
• Les savoirs procéduraux ;
• Les savoir-faire opérationnels ;
• Les savoir-faire relationnel ;
• Les ressources internes ;
• Les ressources externes.

Ces mises en situation clinique associées à un travail écrit autour de cas concrets permettront de développer la méthodologie de la recherche et l’analyse de sa pratique en référence à des pratiques attendues. 

Il faut dissocier les stages cliniques du travail de fin d’Etudes qui permettra à l’étudiant, après validation des premières années du cursus et validation de la scolarité par l’institut, d’orienter son choix de vie professionnelle par une mise en situation.

Promotion 2eme année IFMK de Reims


Après une première année axée sur l’acquisition de savoirs théoriques et des pratiques  fondamentales, les deuxième et troisième années doivent s’orienter vers  la prise en charge globale du patient. Le nouveau parcours doit s’intégrer dans un complexe plus large et  assimiler toutes les évolutions des modes d’exercice en s’imprégnant  des mutations du système sanitaire.

L’intégration d’un niveau supplémentaire s’associe parfaitement avec la problématique de la démographie, il réunit  le professionnel, la profession et la collectivité.

Il s’agit également d’un retour au praticien et à ses valeurs. La proposition de l’ADERF l’illustre très bien : « Le travail de fin d’études est une étape essentielle pour la formation de l’étudiant. Il permet au futur professionnel d’accéder à un degré de conceptualisation nécessaire, ce qui le différencie d’un simple applicateur.»

En attendant d’obtenir une ré ingénierie pertinente, conformément aux attentes de la Fédération, les stages cliniques doivent rester incorporés aux cours théoriques. C'est-à-dire 6 stages temps plein de 1mois répartis sur deux ans. Ils doivent inclure un stage libéral de 1 mois.

En ce qui concerne le stage de fin d’Etudes, il existe deux alternatives :

• Sans réforme de la formation initiale : stage d’avril (fin de troisième année) à fin septembre ;
• Avec réforme de la formation initiale : stage en Master 1, niveau professionnalisant (niveau d’autorisation d’exercice),

Certains seraient tentés de vouloir un stage de fin d’Etudes plus long (1an), il correspondrait à une non prise en compte du travail écrit (indispensable au développement des connaissances cliniques  autour desquelles s’organisent les pratiques).
De plus, nous entendons actuellement dans certaines instances (comme les CRS)  des propositions visant à promouvoir une pratique de trois  ans  en établissement après l’acquisition du niveau d’exercice, à l’instar des infirmières.
C’est méconnaître les deux professions et leur financement. N’oublions pas les prêts engagés par de nombreux étudiants pour payer leur formation.

Ces différents éléments doivent nous inciter à mettre en place une réforme progressive des stages cliniques.

Il existe trois possibilités organisationnelles pour le stage de fin d’Etudes :

• Stage à vocation en établissement ;
• Stage à vocation libéral ;
• Stage mixte.

Cette mise en situation professionalisante  induit la démarche du futur praticien.

Dominique MIZERA - Secrétaire Général chargé de la Formation Initiale et Continue







 


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