Lettre n° 11 - Juillet 2009
 
 
 
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SORTONS    PROTÉGÉS.

Le virus a touché l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie (UNCAM).

Nos cellules évoluaient normalement dans une homéostasie durable. Une phase de bien être nous permettait d’assumer nos dix heures de travail quotidien. Nous étions dans une maîtrise médicalisée mise en place par la profession. Et chacun travaillait à sa mesure compensant les pertes de l’ASV, comblant la diminution du pouvoir d’achat, la cotisation obligatoire à l’Ordre, ainsi que les différentes augmentations habituelles. Le mois de Mai se terminait et les vacances approchaient.

Depuis quelques temps, pourtant, cette tranquillité n’était pas partagée par tous. Déjà, certains départements, probablement inquiets des difficultés démographiques montraient des signes de fébrilité : on s’agitait dans les rues, on s’activait sur les trottoirs, les blouses étaient sorties et les masques anti-viraux aussi. Quelque chose couvait.

En fait, ces signes précurseurs annonçaient une mutation virale qui atteignait le système de défense de l’Assurance Maladie (AM). Le virus avec ses deux protéines, hémagglutinine (H) et neuramidase (N) infecta la maîtrise médicalisée qui se transforma brusquement sous l’influence de référentiels pénétrants en un virus comptable dont la seule partie H1 s’unit à une suite de chiffres : le « H1 +1 = 2 ».

Le virus comptable « H1 + 1 = 2 » s’est enfoncé dans la mémoire de nos partenaires signataires de la Convention, jusqu’à en gommer  la notion de régulation médicalisée.

Ce nouveau virus  est très actif. Il pourrait muter et passer chez les professionnels de santé, bloquer leur matériel de télétransmission, et retarder ainsi la guérison de l’AM. Cette dernière  miserait-elle encore  son rétablissement sur la rapidité du remboursement des soins ?
 
Une prescription de Tamiflu serait inopérante. Par contre, une commande de feuilles de soins papier, en grande quantité, permettrait de renouveler le stock et de tenir jusqu’à la fin de cette pandémie comptable. Le système de défense restauré, l’AM se rappellerait peut-être le texte qu’elle a signé le 3 avril 2007 et qui s’énonce toujours :

« Convention nationale des masseurs kinésithérapeutes destinée à régir le rapport entre les MK et les caisses d’assurance maladie », avec comme préambule au titre 1er : « qualité des soins de MK et maîtrise médicalisée ».

En attendant, si vous devez  rencontrer ses représentants, sortez protégés..

Bernard GAUTIER, Conseiller Fédéral








 


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