Lettre n° 5 - Juin 2008
 
 
 
Edito
C'est pour rire

La fédé sur la brêche
La kiné libérale conventionnée
Colloque MSP Besançon
ASV : le point de rupture
Simplifications administratives
A soleil aveuglant bronzage à l'avenant!
Du nouveau à la Fédé

La tribune de l'action
Santé et Kinésithérapie en 2015
Retour de Conseil Fédéral
Vieilliront-ils ensembles ?
Concept cabinet libéral
Des sous, encore des sous...

Echos des Régions
Championnats de ligue d’Aquitaine d’escrime
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L'invité
Jacques Vléminckx

Et ma soeur ?
Boucs émissaires ?

Revue de Presse

Santé
La retraite Ircantec réformée
Complémentaires santé
Bien joué, Monsieur Bertrand
Une étudiante kiné à l'honneur
Mesures sur les ALD supprimées

Vous l'avez dit !

Agenda

Ours

 

 

Colloque MSP de Besançon

Le vendredi 13 juin 2008, un Colloque national s’est tenu à Besançon. Il était organisé par la MRS (Mission Régionale de Santé) Franche-Comté en partenariat avec le Conseil Régional et la FeMaSaC (Fédération des Maisons de Santé Comtoises). Les intervenants étaient de divers horizons (Assurance Maladie, IRDES, Professionnels de Santé, HAS...).

Monsieur GARROS (Président de l’INPES, Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé) a insisté sur la nécessité de baser toute mise en place nouvelle sur les initiatives de professionnels.

Le Docteur Patrick VUATTOUX, Président de la FeMaSac, a largement présenté les initiatives comtoises.

Monsieur Emmanuel GALLOT, Président de l’ISNAR – IMG (Inter Syndicale Autonome représentative des internes de médecine générale), a déploré la carence en mise en situation professionnelle de la formation initiale des internes en médecine générale (entre la 7ème et la 9ème année) et le fait que les MSP pourraient représenter une solution intéressante. Que dire des kinésithérapeutes qui ont une formation en quasi-totalité hospitalière !
 
Le cœur du débat était de définir ce qu’est une MSP : un simple regroupement professionnel ou une structure avec un Cahier des Charges précis. Apparemment, ni l’une ni l’autre mais plutôt les deux. En effet, certains élus souhaiteraient vivement financer des maisons de santé pour conserver ou attirer des professionnels, d’autres considèrent qu’il faut laisser la place à l’initiative libérale.

La DHOS souhaiterait financer 100 MSP en 2009 ! Le Canada avait mis en place un programme similaire (GMF, Groupe de Médecine de Famille ou Family Health Network) avec pour objectif de mettre en place 500 groupements sur 3 ans, il y en a eu 300 sur 5 ans. Ce n’est apparemment pas si simple.

Autre exemple, en Grande Bretagne, des regroupements ont permis de créer des délégations de tâches (skill mixing) et de compétences (clinics) contrôlés à la fois par l’Ordre et les sociétés savantes professionnelles. 

Le Docteur Yann BOURGUEIL, de l’IRDES, a défini deux types de regroupement : communautaire (au sens commune/ localité) ou professionnel (divisé en deux sous groupes : de contact ou de coordination).

Un consensus est ressorti : la MSP n’est pas la solution aux problèmes de santé publique mais UNE solution.

Le représentant de la DDGOS (Direction Déléguée à la Gestion et à l’Organisation des Soins) a clairement rappelé que les premiers financeurs de regroupement sont les professionnels eux-mêmes et qu’il faut respecter et comprendre leurs volontés.

Toutes les thématiques actuelles sont présentes dans les MSP : définition des zones déficitaires, délégations de tâches et de compétences, nouvelles formes de rémunération, EPP… Il faut donc les intégrer avec prudence et veiller à ce qu’elles respectent notre exercice libéral, qu’elles ne nous soient pas concurrentielles et que ce ne soit pas une volonté verticale d’imposer une nouvelle forme d’organisation.

La FFMKR a rappelé qu’il fallait analyser l’existant pour respecter les pratiques. Elle a également rappelé l’inadaptation du SROS III (Schéma Régional d’Organisation des Soins de troisième génération) en pratique libérale. Elle a aussi rappelé la nécessité de travailler en amont si l’on veut mieux gérer les problèmes de santé publique, c'est-à-dire au sein de la formation initiale (en réalisant une réforme des études prospective).

Peut-être verrons-nous un jour la mise en place d’un SROS ambulatoire ?

Dominique MIZERA - Secrétaire Général chargé de la Formation Initiale et Continue





 


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