Lettre n° 5 - Juin 2008
 
 
 
Edito
C'est pour rire

La fédé sur la brêche
La kiné libérale conventionnée
Colloque MSP Besançon
ASV : le point de rupture
Simplifications administratives
A soleil aveuglant bronzage à l'avenant!
Du nouveau à la Fédé

La tribune de l'action
Santé et Kinésithérapie en 2015
Retour de Conseil Fédéral
Vieilliront-ils ensembles ?
Concept cabinet libéral
Des sous, encore des sous...

Echos des Régions
Championnats de ligue d’Aquitaine d’escrime
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L'invité
Jacques Vléminckx

Et ma soeur ?
Boucs émissaires ?

Revue de Presse

Santé
La retraite Ircantec réformée
Complémentaires santé
Bien joué, Monsieur Bertrand
Une étudiante kiné à l'honneur
Mesures sur les ALD supprimées

Vous l'avez dit !

Agenda

Ours

 

 

La kinésithérapie libérale conventionnée
                attaquée de tous les côtés

Vous avez pu remarquer que depuis le début de l’année, l’UNCAM est aux abonnés absents.

Vous avez pu remarquer toute la difficulté d’application de mesures simples.

Vous avez pu remarquer le temps qu’il a fallu à l’UNCAM  pour envoyer aux caisses primaires une lettre réseau expliquant ces mesures.


Vous avez pu remarquer le nombre de dossiers que l’ UNCAM refuse de traiter malgré nos demandes réitérées à plusieurs reprises :

- Cotisations URSSAF/RSI
- Généralisation du non quantitatif
- 2 actes le même jour
- Optimisation du placement en SSR et en CRF
- Revalorisation des IFD
- Prévention….

Vous avez pu remarquer qu’il n’y a même plus de CSPN programmée.

Vous avez pu remarquer que sur le seul dossier « en négociation » à l’heure actuelle, celui de l’ASV, l’UNCAM et le ministère nous font des propositions inacceptables.
      - non respect des droits passés,
      - désengagement des caisses, et donc du contrat conventionnel, à travers l’apparition et la montée en charge d’une cotisation proportionnelle  au revenu, répartie à 50% entre les professionnels et les caisses,
      - paiement d’une compensation pour l’ASV des pharmaciens biologistes, réformé l’an dernier, alors que notre propre ASV est en cessation de paiement à partir d’Octobre 2008,
      - participation des caisses qui passerait de 20 à 60 millions d’euros en 4 ans (pour rappel : 200 millions d’euros sont versés chaque année pour les médecins dont la population est identique en nombre à celle des professionnels regroupés à la CARPIMKO).

A toutes ces difficultés vient s’en rajouter une autre qui risque d’assombrir sérieusement notre horizon professionnel :
Le déficit cumulé de l’Assurance Maladie  (30 milliards d’euros) fait que tôt ou tard le système actuel, tel que nous le connaissons aujourd’hui et depuis des années, va changer.
Si la part de l'assurance-maladie reste d'une grande stabilité depuis dix ans (à 77 %), les sénateurs constatent que « le secteur des assurances complémentaires est incontestablement aujourd'hui en bonne santé » : le chiffre d'affaires a augmenté de 55,8 % depuis 2001 et les cotisations ont progressé « de 13 % à 14 % plus vite que les prestations », soit un « montant de 3 à 4 milliards d'euros d'excédents ».
Après ce réquisitoire que la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, avait déjà tenu (« Les Echos » du 14 avril), la Mecss (Mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale) énumère les transferts de charges possibles, qui, dans son esprit, ne devraient évidemment pas se traduire par des hausses de cotisations : médicaments, kinésithérapie, homéopathie, cures thermales, etc. Les sénateurs estiment aussi envisageable d'accroître la participation des complémentaires aux dépenses hospitalières (4 % aujourd'hui), voire au fonds de financement de la couverture médicale universelle (CMU) complémentaire.
Seul bémol dans ce monde idyllique, environ 8 millions de Français n’ont pas de couverture complémentaire. Quid de ces patients potentiels ? Quid du reste de la patientèle qui risque, devant un transfert sans doute important de prise en charge vers les complémentaires, de différer voire d’annuler des traitements nécessaires de masso-kinésithérapie ?
Quid enfin de la reconnaissance du soin médical rendu accordée à ces mêmes soins par le législateur quand celui-ci n’assume plus ses responsabilités à travers la solidarité nationale?

La première réaction face à ces propositions serait de les refuser. Malheureusement  cette position ne ferait qu’éloigner notre profession des lieux décisionnaires. L’accompagnement d’une réforme ne veut pas forcément dire cautionnement. Il doit permettre de faire entendre nos idées, notre politique, nos propositions.
La régionalisation  de l’organisation des soins et de la gestion du risque à travers les ARS va vous permettre, dans les régions, de vous impliquer dans la vie conventionnelle.
Il n’y a que les structures syndicales organisées qui pourront être la courroie de transmission entre l’ensemble de la profession et les décideurs.

A nous tous de faire du prosélytisme pour développer nos idées afin que la FFMKR continue à être le 1er syndicat représentatif et que notre profession continue à être reconnue comme étant incontournable dans la chaîne des soins apportés à la population !


Daniel PAGUESSORHAYE - Vice-Président FFMKR

 





 


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