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Bien qu’ayant pris un certain recul avec l’exercice professionnel, je reste très attentif à l’évolution de la profession. Evolution vers la plus grande indépendance possible, but dont je fus à l’époque, avec quelques autres tels Jean Boudot, François Chambon, Lucien Simon entre autres, l’initiateur. La profession a très tôt, revendiqué un Ordre professionnel, plus tard une liberté de prescription tant quantitative que qualitative (Avignon, devant Jacques Barrot, alors ministre de la Santé), plus récemment, un accès direct du patient dans nos cabinets. Nous avons été, bien sûr, confrontés à des problèmes relationnels avec l’assurance maladie, je pense surtout aux seuils d’efficience appelés à tort « quotas » par certains, et aux sanctions qui ont suivi. D’autres persistent encore, et le retraité que je suis devenu se préoccupe à juste titre de la survie de l’ASV. Je constate toutefois que les dirigeants actuels de la FFMKR restent dans le droit fil de la politique préconisée par leurs prédécesseurs et je ne peux que m’en réjouir. Je ne fais pas partie des béni-oui-oui, et si tel n’était pas le cas je n’hésiterais pas à les critiquer. De longs et pénibles efforts restent encore à accomplir, et ces rêves d’indépendance ne pourront se concrétiser qu’à partir d’une réforme en profondeur de nos études, réforme qui doit demeurer la principale préoccupation de la profession. Ce qui est acquis, l’a été grâce à nos combats syndicaux, il faut s’en souvenir et savoir que le reste le sera par les mêmes combats.
Jacques VLEMINCKX, Président d'honneur de la FFMKR
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