INTÉRIM
Grâce, notamment au thermalisme et à la thalasso, l'été est la saison où l'intérim bat son plein.
Il est possible de rechercher le salariat grâce à l'intérim, ou plus exactement au travail temporaire. Il suffit alors de s'inscrire dans une agence de travail temporaire en présentant un original de diplôme, des certificats de travail, ses papiers d'identité et son numéro de Sécurité sociale. Cette inscription est évidemment gratuite.
L'agence, également sollicitée par des professionnels en arrêt de maladie, en congé de maternité, en vacances, etc., vous proposera une mission, la plupart du temps dans un établissement thermal ou un centre de thalassothérapie employant des kinésithérapeutes salariés.
Un contrat en bonne et due forme
Elle vous soumettra un contrat écrit, spécifiant le motif et la justification du recours par l'établissement à un salarié temporaire, les caractéristiques du poste de travail, les dates de début et de fin de mission, ainsi que le lieu et l'horaire de travail, le montant de la rémunération et, le cas échéant, les différents éléments qui la composent, les modalités de paiement, l'identité de la caisse de Retraite complémentaire et de l'organisme de prévoyance dont relève l'entreprise de travail temporaire.
Contrairement à ce que certains pensent, il ne s'agit nullement d'un travail "au rabais" : le salaire ne peut être inférieur au salaire d'embauche après période d'essai d'un salarié de même qualification, occupant le même poste de travail dans l'entreprise utilisatrice. En d'autres termes, vous ne pouvez gagner moins que la personne que vous remplacez, après un mois d'essai. Les remplacements dans les établissements publics sont toutefois moins intéressants, les salaires étant plus bas et l'ancienneté n'étant pas reprise.
Le salaire de référence comprend le salaire de base, ainsi que les primes et accessoires lorsqu'ils constituent une obligation conventionnelle ou lorsqu'il est d'usage qu'ils soient versés à tout le personnel chez l'utilisateur, dès l'embauche.
Certaines entreprises de travail temporaire, comme l'Appel Médical qui dispose de 44 agences réparties sur tout l'Hexagone, ajoutent à ce salaire une indemnité de fin de mission de 10 %, et une indemnité complémentaire de congés payés de 10 %, ces deux indemnités étant payées en fin de mission, lorsque l'entreprise de travail temporaire vous remet le bulletin de paie, le certificat de travail et éventuellement, sur demande, une attestation pour l'assurance chômage. Par ailleurs, elles remboursent le plus souvent les frais de déplacement, l'hébergement étant souvent gratuit et les repas donnant lieu à une participation.
Protection sociale et avantages conventionnels
Comme tous les salariés, vous bénéficiez des prestations de la caisse de Sécurité sociale et d'Allocations familiales et vous êtes obligatoirement affilié à un régime de retraite complémentaire par l'entreprise de travail temporaire.
En cas d'arrêt maladie en cours de mission, vous bénéficiez, après un délai de carence de 10 jours, d'une indemnisation complémentaire de celle de la Sécurité sociale si vous atteignez 670 heures de travail dans la profession, et 360 heures dans votre société de travail temporaire.
S'il s'agit d'un accident du travail, vous bénéficiez dès le premier jour d'arrêt d'une indemnisation, sans condition d'ancienneté.
En matière de chômage, une allocation de base est servie lorsqu'on justifie d'au moins 676 heures de travail dans les 8 mois précédents.
Enfin, il est même possible de bénéficier d'un système adapté de formation professionnelle, car le montant légal de participation à la formation professionnelle des établissements de travail temporaire est supérieur à celui des autres entreprises.
Pour accéder à un niveau supérieur de qualification, le congé individuel de formation vous permet de suivre un stage, à votre initiative et à titre individuel pendant une durée maximale d'un an. Pour en bénéficier, les intérimaires doivent justifier d'une ancienneté de 1 014 heures dans la profession dont 507 dans l'entreprise de travail temporaire auprès de laquelle est déposée la demande, dans les 12 mois précédents, ou de 2 028 heures dans la profession au cours des 24 mois précédents.
L'intérimaire en formation est alors titulaire d'un contrat de mission-formation rémunéré sur la base du dernier salaire perçu. Il est donc certain que le travail temporaire offre un certain nombre d'avantages, ne serait-ce que celui de la liberté de choisir de travailler quand, où et comment on veut.
En outre, il est assez fréquent qu'un emploi temporaire débouche sur un poste définitif. On constate par ailleurs une demande importante pendant 7-8 mois, la période creuse se situant de novembre à février.
Pour les professionnels attirés par le salariat dans des villes thermales souvent beaucoup plus agréables que certaines grandes cités, il est donc certain que le travail temporaire constitue une très bonne approche.
Le cas est unique mais mérite d'être signalé : la CPAM de Paris a refusé la prise en charge des soins dispensés par un remplaçant intérimaire en vertu de l'article 1 de la Convention qui exclut le salariat par un tiers : or, l'intérimaire est payé par l'entreprise d'intérim.