Haro sur la masso-kinésithérapie libérale
Oyez chers masseurs-kinésithérapeutes, la masso-kinésithérapie libérale est déclarée dangereuse pour la sécurité sociale. Méfiez-vous, une trop grande quantité d’actes nuirait au bon fonctionnement du système de santé en France.
Pensez-vous, l’UNCAM espère récupérer 50 millions d’euros sur nos actes … si elle s’en donnait la peine, elle pourrait récupérer 250 millions d’euros sur les centres de rééducation fonctionnelle. Il s’agit des propres chiffres de l’UNCAM ! Edifiant.
La presse se fait écho ce matin des diverses déclarations, notamment celles de Frédéric van ROEKEGHEM, directeur de la CNAMTS
Petit florilège :
- Là où les kinés sont nombreux, ils compensent leur petite patientèle par une multiplication des actes.
- Les disparités tiennent aux usages locaux
- La Cnamts espère contenir la hausse des dépenses de kinésithérapie à 150 millions d’euros (actuellement 200 millions)
- Il existe d'importantes disparités pour la rééducation d'une même pathologie ou pour un même traitement et de citer de nombreux exemples :
- Rééducation de la hanche après la pose d'une prothèse, la moyenne est de 22 séances, 50% des patients en ont plus et 10% plus de 40 séances
- Pour le canal carpien la moyenne nationale est de 13 séances et 40% des patients en ont plus
La FFMKR vous recommande chaudement d’écouter le reportage diffusé le 23 octobre 2008 à 13h20 sur RTL. (Écoute possible ici). Hallucinant.
Cette situation est insupportable et inadmissible.
Ras le bol de prendre le masseur-kinésithérapeute pour UN pigeon.
Ras le bol d’entendre que le masseur-kinésithérapeute effectue trop d’actes.
Ras le bol d’entendre que le masseur-kinésithérapeute est le vilain petit canard.
Ras le bol de voir que la demande des masseurs-kinésithérapeutes de développer les systèmes médicalisés (bilan, FSBDK) sont rejetés en lieu et place de moyennes de séances, basées sur des statistiques ne prenant en compte aucun critère médical (âge du patient, technique opératoire, présence d’un CRF à proximité, etc.)
Au regard des ces attaques virulentes :
La FFMKR a immédiatement adressé un communiqué de presse à plus de 250 journalistes (pour lire le communiqué).
La FFMKR a immédiatement adressé un argumentaire aux députés afin qu’ils soient en mesure de défendre l’amendement qu’elle a fait déposer (pour consulter l’amendement)
Notre campagne « Touche pas à mon kiné » est lancée depuis quelques jours, merci de bien la relayer (cliquez ici).
MERCI DE RENVOYER VOS PREMIERES SIGNATURES DE PETITION A LA FFMKR, 3 rue Lespagnol 75020 PARIS, AU PLUS TARD LE JEUDI 30 OCTOBRE 2008.
APRES CETTE DATE CONTINUEZ A RECOLTER LES SIGNATURES.