Lancement de la campagne « Touche pas à mon Kiné »
Cette semaine, le PLFSS 2009 entre dans sa phase parlementaire avec son examen en Commission des affaires sociales puis viendront, à partir du 28 octobre, les débats en hémicycle.
La mobilisation de la FFMKR (voir ici), a déjà permis d’aménager l’article 34 du projet de loi de financement de la sécurité sociale mais, ce dernier prévoit toujours la mise en place de référentiels pour notre profession et, un retour inadmissible de la demande d’entente préalable (DEP) au-delà d’un certain nombre de séances.
Malgré une situation socio-économique difficile
Malgré un pouvoir d’achat en berne
Malgré un contexte international compliqué
Malgré les difficultés qu’éprouvent les français
Les « assurés ne seront pas pénalisés » dixit le gouvernement. C’est faux, une fois de plus, l’assuré social va encore devoir ouvrir son portefeuille.
Et, il est intolérable que les patients et les professionnels de santé dont les masseurs-kinésithérapeutes soient, de nouveau, la variable d’ajustement du renflouage de la sécurité sociale.
Oui à l’équilibre en 2012 et à une meilleure efficience des soins, non s’ils se font au détriment du patient et du professionnel de santé.
Incompréhensible : Le retour au grand galop de cette maîtrise comptable qui met fin au parcours de soin médicalisé d’une part et, à la responsabilisation du masseur-kinésithérapeute au sein de ce parcours d’autre part.
Inadmissible : Le retour de la DEP, supprimée fin mars 2008 (voir ici) et qui, au delà d’un certain nombre de séances prévues par les référentiels, serait obligatoire. On complexifie ce qui avait été simplifiée 6 mois plus tôt … Et oui, 6 mois c’est trop, il fallait remédier à cela.
Cette réforme concerne toutes les professions de rééducation pour cette année (orthophonistes et orthoptistes) mais nul doute que, si elle était adoptée en l’état, pourra être élargie à d’autres professions de santé dans les années à venir.
L' amendement proposé par la FFMKR privilégie le parcours de soins et la prise en charge médicalisée des patients reposant sur des outils médicalisés (comme les bilans), sources de coordination et de collaboration entre les différentes professions de santé. (Vous le trouverez ici)
Mais l’action et la mobilisation de la FFMKR ne s’arrêtent pas à un amendement :
Devant l’urgence de la situation, le Conseil fédéral de la FFMKR puis la Fédération réunit en Congrès les 16 et 17 octobre à Caen ont décidé de lancer une grande campagne nationale intitulée :
Touche pas à mon kiné
Cette action syndicale coup de poing vise à alerter les élus, les professionnels de santé et surtout, les patients qui sont au cœur du dispositif de soins en France sur les risques de forfaitisation des soins.
Aujourd’hui, il est indispensable que tous les acteurs soient sensibilisés sur les conditions de prise en charge de leur santé et plus particulièrement sur les actes de rééducation en général et de masso-kinésithérapie en particulier.
Les parlementaires ne pourront pas cautionner cette proposition du gouvernement visant à sanctionner une fois de plus les masseurs-kinésithérapeutes libéraux et les patients.
La FFMKR appelle solennellement le gouvernement à revoir sa copie
La FFMKR appelle solennellement le gouvernement à modifier l’article 34 du PLFSS 2009.